Syrie : Obama s'en remettra au vote du Congrès

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Coup de poker ? Alors que les Etats-Unis, soutenus par la France, affichaient leur détermination à agir contre le régime du président syrien Bachar al-Assad, Barack Obama a surpris samedi en demandant au Congrès son autorisation pour intervenir en Syrie. La Maison Blanche a envoyé au Congrès un projet de résolution autorisant le président à user de la force pour y empêcher l\'utilisation ou la prolifération d\'armes chimiques.Mais le président américain aurait, selon un haut-responsable de la Maison Blanche s\'exprimant sous couvert d\'anonymat, appelé son homologue français François Hollande au préalable. Il faut dire que Paris s\'est retrouvée propulsée dans la position de principale alliée de Washington dans le dossier syrien, après le forfait de la Grande-Bretagne où le Parlement a voté cette semaine contre une intervention armée. Une consultation vivement souhaitée par les parlementairesLa Chambre des représentants et le Sénat débattront chacun en séances plénières à partir du lundi 9 septembre, et les sénateurs voteront dès la semaine du 9 septembre, s\'est engagé Harry Reid, chef de la majorité démocrate. Un vote qui se déroulera donc après les sommet du G20 des 5 et 6 septembre à Saint-Pétersbourg, en Russie.Plus de 170 parlementaires républicains et démocrates avaient réclamé avec insistance cette consultation, mais leurs positions respectives, sur le bien-fondé ou non des frappes, étaient plus difficiles à cerner samedi, les élus étant éparpillés dans tout le pays à la faveur des congés estivaux.Une réaction américaine incertaineLe Sénat, majoritairement démocrate, devrait s\'aligner sur son initiative. En revanche, ce sont les républicains qui contrôlent la Chambre des représentants et les relations entre la Maison blanche et le Capitole sont passablement compliquées, comme l\'ont montré les débats récents sur les armes à feu, le budget ou la réforme de l\'immigration.Reste que la résolution devra recevoir l\'approbation de chacune des deux chambres. C\'est pourquoi, samedi soir, nul ne se hasardait à pronostiquer l\'issue du débat parlementaire sur le recours à la force militaire en riposte à l\'attaque aux armes chimiques du 21 août dernier que Washington impute au régime de Bachar al Assad. L\'incertitude reste de mise.Pour aller plus loin: la Syrie craint une frappe occidentale imminente>> Quelles conséquences en cas d\'envolée des prix du baril de pétrole ?  

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