Rémunérations  : Chatel déçoit

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éducationDepuis le début, la revalorisation des rémunérations a été promise comme la juste contrepartie de la réforme de la formation des enseignants et du passage à bac + 5. C'est dire si ces derniers, fatigués par trois ans de réformes et de suppressions de postes, attendent beaucoup de cette « carotte ». Hier, Luc Chatel a donc réactivé les négociations stoppées en juin par le départ de Xavier Darcos.Fait rare, il a honoré le comité technique paritaire mixte de sa présence. Pour « mener à bien la refonte de la politique de ressources humaines », il a proposé aux syndicats un nouveau « pacte de carrière », donnant-donnant : le gouvernement s'engage, à charge pour les enseignants d'adapter leurs missions. Outre la mise en ?uvre du droit individuel à la formation (en fait l'application de la loi de 2007 sur la modernisation de la fonction publique), quatre chantiers seront ouverts sur : les débuts de carrière, le rattrapage (pour aligner ceux recrutés depuis 2005 sur les débutants qui seront revalorisés à partir de 2010), les nouvelles missions (orientation, tutorat?) et l'avancement de grade, destiné à « assurer un meilleur équilibre entre le mérite et l'anciennet頻.déceptionPoint sensible, la revalorisation en début de carrière, « ne saurait être inférieure à 100 euros par mois », a promis Luc Chatel. On est loin des 300 euros réclamés par les syndicats. Si ceux-ci ont salué la démarche, tous ont jugé ce premier round de négociation très décevant. « C'est une proposition basse alors que les débutants vont se retrouver tout de suite en responsabilit頻, réagit Thierry Cadart, secrétaire général du Sgen-CFDT, pointant l'absence de référence à la formation continue. « Il n'y a rien sur les milieux de carrière et pas de plan pluriannuel », ajoute Frédérique Rolet, du Snes-FSU.Luc Chatel n'a, de fait, pu s'avancer sur ce terrain, faute de marges de man?uvre budgétaires. Les tensions qui l'ont opposé ces derniers jours à Éric Woerth, le ministre du Budget, en sont l'illustration. Pour autant, le ministre espère conclure avant la fin janvier 2010 pour une application à la rentrée prochaine. Ce qui augure quatre mois d'intenses négociations.

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