« L'exécutif, pour la Sécu comme pour l'État, a tenu la barre très fermement »

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STRONG>Yves Bur Rapporteur général du PLFSS et député UMP du Bas-RhinComment qualifiez-vous ce budget de la Sécurité sociale ? C'est un budget de convalescence qui porte les stigmates de la crise. On a commencé, avec la réforme des retraites, à tenter de redresser la trajectoire. Il demeure des interrogations notamment sur l'assurance-maladie où désormais on observe un déficit structurel de 12 milliards d'euros. On s'aperçoit que les mesures annuelles de réduction de dépenses, qui portent essentiellement sur les médicaments, sont de plus en plus difficiles à réaliser. Cela ne pourra durer.Lors du débat, le gouvernement ne vous a laissé que des miettes ? Ce jugement est peut-être excessif mais c'est vrai que l'on se rend bien compte que le gouvernement ? pour la Sécu comme pour l'Etat ? a tenu la barre très fermement estimant que le compte y était pour cette année. Pour autant, nous avons ouvert des brèches : notamment sur les attributions d'actions gratuites ou les indemnités de ruptures.La séquence récente, avec le bras de fer autour de la Cades, laissera-t-elle des traces ?Paradoxalement, les divergences sur la Cades ont permis de donner à la question de la dette une dimension grand public et la prise de conscience qu'on ne pourra continuer comme cela. Dans cette affaire, le gouvernement a été pris entre le dogme ? ne pas augmenter les impôts ? et la morale ? ne pas alourdir le fardeau de la dette pour nos enfants. L'épilogue avec l'allongement de la durée de vie de la Cades n'a rien de glorieux et ce débat fera qu'à l'avenir le recours aux facilités ne passera pas comme une lettre à la Poste.

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