Tour du monde d'une

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L'une après l'autre, les grandes régions du monde renouent avec la croissance. Le signal le plus récent de la reprise est venu des états-unis : avec 3,5 % de hausse du produit intérieur brut au troisième trimestre, la première économie du monde est sortie de la récession. Certes, ce chiffre donné en rythme annuel impressionne plus que l'augmentation d'un trimestre sur l'autre calculée par les Européens. Mais même à cette aune, le rebond américain est de 0,9 %. La Chine, depuis déjà plusieurs mois, a retrouvé son rythme de croissance effréné de près de 9 %, au risque de frôler la surchauffe. La Banque du Japon a justifié vendredi l'arrêt progressif de ses mesures anticrise par le fait que « l'économie a commencé à se redresser », bien que l'archipel s'attende à un exercice négatif de 3,2 %, à peine mieux que les - 3,4% prévus. La situation est paradoxale en Europe : la France et l'Allemagne ont recommencé à croître au deuxième trimestre (+ 0,3 %), tandis que le Royaume-Uni restait en récession au troisième, comme l'Espagne probablement, mais au contraire de l'Italie, où la banque centrale annonce un fort rebond de 1 %.conséquences durablesLe profil de cette crise commence à se dessiner avec plus de clarté. Pour le monde développé, la contraction a été violente et a duré plusieurs trimestres. Les conséquences seront durables en termes de dégradation budgétaire et de dette publique. Les effets sociaux aussi seront durables, car l'emploi n'a pas recommencé à augmenter. Tout juste assiste-t-on à une stabilisation du chômage. En revanche, le monde émergent a été touché différemment : de façon brève et violente dans les pays exportateurs d'Asie, de façon brève et relativement atténuée en Amérique latine et en Afrique, mieux armées pour rebondir que lors des crises précédentes.Autre leçon : les plans de relance ont bien joué leur rôle de stimulation. Aux États-Unis, la Maison-Blanche affirme que les 787 milliards de dollars injectés depuis 17 février ont permis de créer ou de sauvegarder un million d'emplois. Le plan de relance chinois, équivalent à 585 milliards de dollars, a fait rugir le moteur, on l'a vu. Le spectre de la récession s'éloigne. Mais les déséquilibres sont plus importants que jamais.

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