Le Congrès appelé à réduire sans tarder le déficit

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Baptisé « l'heure de vérité », le rapport de la commission nationale sur les déficits, rendu public mercredi, appelle le Congrès à adopter des mesures drastiques et sans tarder, alors même que celui-ci commence à se déchirer dans la perspective de la cohabitation qui débutera en janvier. « Une dette fédérale si élevée n'est pas soutenable », peut-on lire dans ce document de 59 pages. Sans mesure pour lutter contre les déficits publics, la dette, qui atteignait en septembre 13.600 milliards de dollars, pourrait encore se creuser de 7.700 milliards au cours des dix prochaines années. Et ainsi franchir la barre symbolique des 100 % du PIB (contre 84 % en septembre dernier). L'objectif de cette commission bipartisane installée en février par la Maison-Blanche est de réduire de moitié la hausse des déficits attendue d'ici à 2020 et de stabiliser le niveau de la dette jusqu'en 2014. Les vingt années suivantes devraient permettre de le ramener à 40 % du PIB. « Chaque aspect du budget doit être étudié, aucune agence ne peut être hors des limites et aucun programme dont les résultats sont trop faibles ou qui dépense trop ne peut être épargné », prévient le rapport. Il préconise ainsi de diminuer les coûts liés au programme Medicare, de relever progressivement l'âge de la retraite à taux plein de 67 ans aujourd'hui à 68 ans en 2050 et 69 ans en 2075, de réduire de 10 % le nombre de fonctionnaires et de limiter les dépenses militaires. En parallèle, il recommande d'augmenter les recettes, par le biais d'une refonte totale du système d'imposition, qui doit déboucher sur la limitation voire la suppression des avantages fiscaux, notamment ceux liés aux intérêts immobiliers. En contrepartie, les taux d'imposition fédéraux seraient abaissés, tout comme ceux sur les entreprises. Ce rapport doit désormais être approuvé par 14 des 18 membres de la Commission mais le vote, initialement prévu mercredi, a été repoussé à vendredi. Même s'il est adopté, le sort des propositions resterait suspendu aux tractations entre les démocrates qui s'opposent à une baisse des prestations sociales et les républicains qui rejettent toute hausse d'impôts. Jérôme Marin, à New York

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