Épargne : Axa France prévoit d'atteindre 110 milliards d'euros d'encours en 2015

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L'offensive d'Axa France en épargne a démarré. Une fois n'est pas coutume, l'assureur a décidé cette année d'être le premier à annoncer le taux de rendement de son fonds en euros dès le 11 décembre. Il se fixe des objectifs commerciaux ambitieux pour 2015 : faire passer son encours d'épargne de 85 milliards d'euros - dont 60 milliards sur les fonds en euros d'assurance vie, 17 milliards sur les unités de compte et 3 milliards sur les produits bancaires - à 110 milliards. Pour atteindre ces objectifs, l'assureur mise notamment sur son organisation par segments de clientèle (grand public, affluent et gestion privée) et ses réseaux de disitribution. Sur le segment « grand public », qui représente 88 % de ses clients, Axa parie sur l'attractivité des produits de sa filiale bancaire qui vient de lancer une campagne avec un livret à 4 % et présentera une gamme rénovée début 2011. De 3 milliards d'euros d'encours gérés, elle vise un encours à « deux chiffres » d'ici 5 ans. Une ambition réaliste selon l'assureur dans la mesure où sa dernière campagne commerciale sur le livret en mai-juin 2010 lui a permis de collecter 500 millions d'euros. « Rationaliser »Sur le segment « Affluent » (11 % des clients Axa), un réseau de 850 conseillers « exclusiv' » a été consitué. Ces conseillers, composés d'agents généraux, d'agents spécialisés en prévoyance et patrimoine, de commerciaux salariés ont été spécialement formés et s'appuient sur des experts fiscaux notamment. Mais ils restent rattachés à leur réseau d'origine. « La fréquence des versements a triplé depuis la mise en place de ce réseau transversal il y a un an», observe Ghislaine Colella, responsable de ce marché. Quant à la gestion privée qui compte 6 milliards d'actifs sous gestion et 6.000 clients, elle souhaite doubler son encours d'ici 5 ans. Parallèlement au développement commercial, Axa France veut « rationaliser les familles de produits » c'est-à-dire regrouper ou transférer d'anciens produits fermés à la souscription afin de réduire les coûts de gestion informatiques. Ces contrats représentent 35 milliards d'encours. Séverine Sollie

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