Pierre & Vacances rationalise son organisation pour regonfler ses marges

 |   |  503  mots
cite>Pierre & Vacancesnces a décidé de réagir face à l'érosion de ses marges. Le groupe, qui pèse 1,4 milliard d'euros de chiffre d'affaires grâce à sa double activité de promotion immobilière et de location touristique sous les marques Pierre & Vacancesnces et Center Parcs, lance une vaste réorganisation alors que son bénéfice net est tombé à 7,3 millions d'euros en 2009-2010. Il s'éloigne des 42,3 millions dégagés un an plus tôt et plus encore des 70 millions qui constituaient son rythme de croisière il y a encore quelques années.Le remède appliqué est fort pour des résultats en apparence modestes. Le directeur général du groupe, Sven Boinet, est chargé de réorganiser Pierre & Vacancesnces en trois ans. « Nous allons devenir un groupe européen et non plus l'addition de deux groupes comme c'est le cas aujourd'hui. » Le siège de Center Parcs à Rotterdam va être fermé et rapatrié en France. À cette occasion, les structures touristiques vont être fusionnées pour devenir transversales à l'ensemble des marques. Les systèmes informatiques, aujourd'hui non compatibles, vont être harmonisés. 50 millions d'économiesLes achats vont être également optimisés. Aujourd'hui, les enseignes comptent 250 fournisseurs communs sur les 3.000 référencés. L'objectif est de diviser par deux le nombre de fournisseurs et ainsi baisser la facture de 20 millions d'euros. Une goutte d'eau au regard des 700 à 750 millions d'achats par an. « Nous pouvons aller plus loin mais l'important c'est de commencer », estime Sven Boinet. Enfin, les sites marchands de chaque marque s'ouvriront à l'offre des autres marques du groupe.En trois ans, Pierre & Vacancesnces vise 50 millions d'euros d'économies. À cette somme s'ajouteront les effets d'une renégociation progressive des loyers versés par le groupe aux propriétaires des appartements dont il assure la location. L'objectif est de plafonner la hausse annuelle maximale à 2 % au fur et à mesure des renouvellements de baux (10 % par an environ). Sur les neuf dernières années, l'indice du coût de la construction s'est envolé de 39 %, bien au-delà de l'inflation (19 % sur la période). Cette évolution a fait voler en éclat le modèle économique de l'activité location touristique. Dans le contexte actuel, il n'est pas possible d'augmenter les tarifs face à une demande prudente et qui devrait le rester dans les prochaines années. Cette activité a dégagé une perte de 23,4 millions d'euros en 2009-2010, annulant les profits de la division promotion immobilière. Cette situation n'a pas vocation à perdurer, bien au contraire, soulignent les dirigeants. L'objectif de cette nouvelle organisation est également « de rendre l'outil plus efficace », précise le PDG Gérard Brémond. Il estime qu'il « n'y a jamais autant d'opportunités pour Pierre & Vacancesnces qu'aujourd'hui ». L'objectif à cinq ans est d'augmenter le parc touristique de 30 %. L'appétit des investisseurs pour l'immobilier est là « et le restera », comme l'illustre le chiffre d'affaires record de réservations d'appartements à construire à 614 millions d'euros. Et d'autres projets sont à venir, se réjouit-il. Voir les résultats 2009/2010 sur LaTribune.f

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :