Le marché des jeux vidéo musicaux s'effondre depuis l'année record de 2008

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Les fêtes de Noël aideront-elles le marché des jeux vidéo musicaux à redécoller ? Rien n'est moins sûr. « Guitar Hero », le jeu édité par Activision (groupe Vivendi) qui nécessite de jouer des chansons de rock avec le moins de fausses notes possible via une guitare spéciale, et autre « Rock Band » n'ont plus le vent en poupe. Au faîte de leur gloire, en 2008, les ventes de jeux vidéo musicaux avaient atteint 1,6 milliard de dollars aux États-Unis, selon le cabinet NPD. Un montant divisé par près de deux l'année suivante, à 870 millions de dollars. Cette année, le marché américain des jeux vidéo musicaux devrait de nouveau diminuer de moitié, à 400 millions de dollars. Autre illustration de la descente aux enfers du secteur des jeux vidéo musicaux, le groupe américain de médias Viacom a annoncé, le 11 novembre, la mise en vente du studio Harmonix, qui avait notamment développé « Rock Band ». Manque d'innovationPourquoi cette désaffection pour les jeux vidéo musicaux ? D'abord, le marché est parvenu à saturation. Chaque année, un nombre impressionnant de jeux arrive sur le marché. 2010 ne fait pas exception avec le déferlement d'une dizaine de nouveaux titres pour les fêtes de fin d'année. Non seulement ces jeux sont trop nombreux mais, de surcroît, ils se ressemblent tous plus ou moins. Ce marché souffre en effet d'un manque d'innovation. Passés les premiers frissons de jouer soi-même « I love Rock'n roll » ou de reformer les Stones avec sa bande de copains, les jeux vidéo musicaux laissent les joueurs sur leur faim. Des joueurs en outre rebutés par le prix élevé de ces jeux. Leurs coûts de production étant particulièrement importants, ils se vendent autour de 100 dollars. Déplacement vers la danseLes fabricants de jeux vidéo musicaux ont beau tenter quelques nouveautés, comme la possibilité d'enregistrer ses performances et de les faire écouter à ses contacts sur des réseaux sociaux tels que Facebook, rien n'y fait. Il faut dire que l'intérêt des anciens accrocs aux jeux musicaux se déplace vers une autre catégorie de divertissement, celle des jeux de danse comme « Michael Jackson : The Experience », que l'éditeur français Ubisoft a sorti la semaine dernière en Europe et en Amérique du Nord. Les jeux de danse présentent le grand avantage, eux, de ne pas nécessiter d'accessoires onéreux. Avec la simple manette de sa console Wii en main, le joueur de « Michael Jackson : The Experience » doit reproduire les pas de Bambi présentés à l'écran. Il est trop tôt pour dresser un bilan des ventes du dernier-né d'Ubisoft mais « Just Dance 2 », lancé mi-octobre par le groupe, est numéro un des ventes sur Wii depuis sept semaines. Christine Lejoux

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