Italie  : les entreprises souffrent

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Malgré les aides reçues de l'État italien pour se recapitaliser, les grandes banques italiennes ont restreint cette année les crédits octroyés au secteur privé, surtout aux entreprises. « Les prêts accordés par les cinq plus grands groupes bancaires italiens enregistrent une contraction [? 3,2?% sur un an] alors que ceux octroyés par les autres banques, bien que ralentissant, continuent à augmenter à un rythme soutenu [+ 6,8?%] », remarque la Banque d'Italie dans son dernier bulletin de conjoncture. Ce recul des crédits vient d'être confirmé par les deux premières banques du pays, Intesa Sanpaolo (? 2,2 % depuis le début de l'année) et UniCredit (? 4,5 %). « Les banques plus petites, celles proches du territoire sur lequel elles agissent, sont celles qui savent le mieux répondre aux exigences du système productif », confirme le président des chambres de commerce (Unioncamere), Ferruccio Dardanello. protestations modéréesCes six derniers mois, une entreprise italienne sur cinq a eu des difficultés pour obtenir un prêt bancaire, selon une étude d'Unioncamere. 36 % des firmes n'ont cependant pas sollicité de prêts bancaires durant la même période.Les protestations du secteur industriel et des services sont encore modérées. Probablement parce que, dans quinze jours, conformément à un accord avec le patronat (Confindustria), le système bancaire proposera aux entreprises de moins de 250 salariés et réalisant un chiffre d'affaires annuel inférieur à 50 millions d'euros un moratoire d'un an sur les remboursements de la part-capital de leurs emprunts. Ce sont environ un million de petites entreprises qui pourraient y avoir recours, pour un montant « gel頻 oscillant entre 30 et 40 milliards d'euros. Frank Paul Weber, à Mil

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