Chris Viehbacher ou l'ambition américaine

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Chris Viehbacher, qui fêtera le 1er décembre ses deux ans à la direction générale de Sanofi-Aventis, n'a pas perdu de temps. Sous la houlette du « smiling killer », le labo tricolore a dépensé quelque 9 milliards d'euros en une trentaine d'opérations de rachats et de partenariats, procédé à plusieurs milliers de suppressions de postes et tourné la page Dehecq avec le départ du fondateur, en mai dernier. Mais Chris Viehbacher n'a jamais caché que, le moment venu, il serait prêt à mettre 15 à 20 milliards sur la table pour grossir si le jeu en valait la chandelle. Depuis cet été, ce Germano-Canadien, chouchou des analystes financiers, tente de mettre la main sur l'américain Genzyme. Un « coup » à 18,5 milliards de dollars sur une cible à la santé elle-même fragile, qui fait dire à ses détracteurs qu'il s'est laissé aveugler par les lumières de l'Amérique. S'il réussit, il renouera avec l'histoire de fusions-acquisitions (plus ou moins) réussies qui ont façonné Sanofi, et pourra se targuer d'avoir donné une envergure réellement mondiale au champion français. Dans le cas contraire, c'est peut-être qu'il aura été freiné dans ses ardeurs par le président Serge Weinberg et ses grands actionnaires, Total et L'Oréalcute;al, soucieux des performances boursières d'un groupe dont ils souhaitent se désengager.

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