Les tensions sur la dette irlandaise au plus haut depuis l'adoption de l'euro par Dublin

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La pression qui s'abat de nouveau sur les obligations d'Etat des pays « périphériques » est montée d'un cran ce mardi, mettant l'Irlande dans une position délicate. Bien qu'aucune nouvelle ne soit venue étayer l'aversion pour la qualité de signature de Dublin, le taux à 10 ans irlandais grimpait en fin d'après-midi de 20 points de base, à 7,30 %, son plus haut niveau depuis 13 ans. Alors que le taux à 10 ans allemand se détendait de 1 points de base, à 2,46 %, la prime de risque exigée sur les titres irlandais a touché son plus haut depuis au moins 1991, à 484 points de base de plus que les obligations allemandes.Prônée ce vendredi par Angela Merkel, l'idée de faire supporter aux investisseurs privés une partie des coûts liés à des sauvetages d'Etat a visiblement accru la nervosité des intervenants malgré le plan de sauvetage de la zone euro de 750 milliards d'euros mis en place en mai. Le spectre de restructurations de dette spoliant les investisseurs a refait surface dans le sillage d'une information du quotidien grec Ta Nea, selon laquelle la Grèce pourrait étendre l'échéance de remboursement des prêts octroyés par le Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre de l'aide de 110 milliards d'euros, accordée au pays par l'institution et l'Union européenne en mai dernier.En fin d'après-midi, le taux à 10 ans portugais se tendait de 11 points de base à 6,24 %, son plus haut niveau depuis le 13 octobre, bien que la coalition gouvernementale soit parvenue la semaine dernière à un accord sur le budget 2011. Le taux des titres grecs rebondissait de 10 points de base, à 10,8 %, tandis que le taux espagnol augmentait seulement de 4 points, à 4,28 %.Budget convaincantBien que l'Irlande ait déjà couvert ses besoins de financement pour 2010, Dublin est dans une position difficile. Cherchant à combattre un déficit estimé à 12 % du PIB cette année, et de 32 % en comprenant le coût du sauvetage de ses banques, le pays devra présenter un budget convaincant le 7 décembre prochain pour éviter une flambée des taux de marchés. A 484 points de base, la prime de risque par rapport à l'Allemagne est déjà supérieure de 53 points à celle qui prévalait le 30 septembre, quand l'agence de la dette irlandaise avait annulé les émissions prévues en octobre et en novembre. Et équivalente à celle qui avait déclenché en avril la demande de sauvetage de la Grèce.

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