Blekko, un moteur participatif concurrent de Google
La Tribune
La Tribune
L'hyper-domination de Google dans la recherche sur Internet ne décourage pas les initiatives. Depuis plus de deux ans, Rich Skrenta, entrepreneur de la Silicon Valley, travaille sur le projet de Blekko, mis en ligne lundi. Son ambition est de limiter les résultats d'une recherche sur le web à des liens pertinents. Blekko propose d'ajouter à sa requête des « tags » séparés par le signe / (slash). Exemple : vous cherchez un site sur le réchauffement climatique, en utilisant « globalwarming/date », vous obtiendrez un classement, avec en tête, les pages les plus récemment mises à jour. Avec « /tech », le résultat se limitera à celles qui traitent des technologies vertes, « conservative » ou « /green » , à ceux de tendance conservatrice ou écolo. Blekko propose une liste de centaines de sujets de /tags (en anglais à ce stade), qui peuvent être combinés. Mais il compte aussi sur les internautes pour en créer et les partager entre amis. Et il laisse aussi voir la façon dont il classe les sites, un secret bien gardé chez Google. Blekko se présente comme une parade aux « fermes de contenus » comme Demand Media, qui créent des pages web en utilisant habilement des mots-clés, pour arriver en tête des résultats de Google, à des fins uniquement commerciales. Si un tel site vient polluer la page de résultats de Blekko, l'internaute peut l'éliminer en cliquant sur le bouton « spam » et Blekko ne lui proposera plus jamais. I. R.
La Tribune