Vincent Peillon souhaite se réconcilier avec les professeurs des écoles

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Au lendemain de la grève des professeurs des écoles, Vincent Peillon, le ministre de l’Education nationale se déplace ce vendredi dans une école primaire d’Evry avec le renfort de Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre. Un déplacement placé sous le signe de l’apaisement, après le mouvement de contestation de jeudi. Près d\'un professeur des écoles sur cinq était en grève pour protester contre la réforme des rythmes scolaires qui se traduira dès 2013 par un retour de la semaine à quatre jours et demi. Selon nos confrères des Echos, le ministre pourrait annoncer vers la mi-février, après le congrès de la principale organisation syndicale de l\'éducation, la FSU, le versement d’une prime pour les enseignants du premier degré, particulièrement remontés contre cette réforme.Le ministère reste muet pour le momentPour le moment, le ministère n’a jamais évoqué le versement d’une telle prime, considérant que les enseignants ne travailleraient pas davantage. Le «travailler plus pour gagner plus» ne s’appliquerait donc pas. En revanche, il pourrait consentir à un alignement des salaires des enseignants du primaire et de ceux du secondaire. Un alignement que souhaite Vincent Peillon.Les prochaines discussions avec les syndicats portent sur une indemnité annuelle de 400 euros qui pourrait être versée aux 300.000 enseignants du primaire, sur le modèle de l\'indemnité de suivi et d\'orientation des élèves (ISOE) que perçoivent aujourd\'hui ceux du secondaire. Un montant que les syndicats espèrent faire grimper à 1.200 euros annuels, soit le montant de la prime touchée dans le secondaire.Où trouver l’argent ?Les négociations porteront aussi sur le grade des enseignants du premier degré. Moins de 2% d’entre eux, contre 7% dans le secondaire, bénéficient de la qualification «hors classe», qui accélère la carrière des enseignants et leur assure une retraite plus confortable.Pour financer ces mesures, Vincent Peillon compterait sur les 90 millions de mesures catégorielles déjà intégrées dans le budget. Il pourrait aussi utiliser les économies retirées de la non-reconduction d\'une prime annuelle de 400 euros qui était versée aux enseignants de CE1 et de CM2 faisant passer les évaluations et celles issues de la suppression des heures supplémentaires des professeurs des écoles qui prenaient en charge des stages de remise à niveau au printemps, en juillet et en août.Pour mémoire, les enseignants sont rémunérés en fonction de leur grade. Actuellement, les salaires s\'échelonnent entre 2.000 euros bruts par mois pour les professeurs stagiaires à 3.626 euros mensuels (chiffre brut), au bout de trente ans de carrière. Il existe en outre des indemnités, par exemple pour les enseignants qui ont également professeurs principaux. 

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