« Les gouvernements doivent tenir leurs promesses »

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STRONG>Les banques irlandaises ont finalement besoin de 24 milliards d'euros supplémentaires de capital. Selon le nouveau ministre des finances irlandais, Michael Noonan, le cumul des dettes souveraines et des mauvaises créances des banques pourrait rendre les finances du pays insoutenables. Le plan d'aide à l'Irlande va-t-il suffire?L'enveloppe de 35 milliards d'euros dédiée au secteur bancaire dans le programme d'aide négocié en 2010 est suffisante. L'argent est là. Tant que l'on reste dans cette enveloppe, le programme est soutenable.Le gouvernement irlandais semble préparer les esprits à une participation des créanciers privés prioritaires, les « senior bondholders », à la restructuration du secteur bancaire. Qu'en pensez-vous ?Il s'agit d'une catégorie particulière de créanciers, dont les titres sont garantis par l'État. Ce serait une mesure drastique, un changement rétroactif, qui n'est pas en ligne avec l'approche que nous essayons de mettre en oeuvre. Si un gouvernement ne tient pas une promesse dans ce cas, certains pourraient se dire qu'un autre pays pourrait faire de même. Nous sommes persuadés que notre stratégie fonctionne sans revenir sur nos promesses.Quel est, à court terme, votre rôle ?Trois pays ont des problèmes. La Grèce a fait de grands progrès mais elle en a encore pour plusieurs années. C'est la même chose en Irlande. Le Portugal connaît une bataille politique interne. On verra s'il demande ou non de l'assistance. S'il le fait, nous sommes prêts.Etes-vous déçu que les chefs d'État et de gouvernement ne se soient pas mis d'accord en mars sur la réforme du Fonds européen de stabilité financière (FESF) qui est nécessaire pour que vous disposiez d'une capacité de prêt effective de 440 milliards d'euros ?Le Conseil européen a dit que ce serait fait en juin. Si tel est le cas, tout va bien. Bien sûr, j'aurais préféré ne pas avoir ces trois mois supplémentaires, mais on a de toute façon assez de moyens. Les deux tiers du MESF, ce pot de 60 milliards géré par la Commission européenne, sont disponibles. Et le FMI continuera à abonder tout plan à concurrence de 50 % de ce que mettent les Européens. Si toutefois, il y avait un besoin, je suis sûr que les États membres pourraient se mettre d'accord plus tôt.Quelle est l'ampleur de l'effort supplémentaire à produire pour atteindre cet objectif de 440 milliards d'euros ?Tout dépend comment on s'y prend : garanties ou capital, probablement essentiellement les premières. On y travaille. On n'a pas encore de solution. Entretien accordé conjointement à « Irish Times » et « Der Standard »Retrouvez l'intégralité de l'entretien sur latribune.frKlaus Regling,, DIRECTEUR GéNéRAL du Fonds européen de stabilité financière

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