Les pays émergents, nouvel eldorado des banquiers

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Sans autre perspective de croissance que la consolidation sur leurs marchés historiques, les banques occidentales ont décidé de mettre le cap sur les pays émergents. Que ce soit en Europe de l'Est, en Asie ou en Amérique du Sud, elles cherchent à profiter de la forte croissance de ces régions. Toutes y affichent des objectifs ambitieux de développement, comme un gage donné à leurs actionnaires sur leur capacité à trouver des relais de croissance. Le phénomène se vérifie notamment en Europe. En Espagne, d'abord, où BBVA et Santander ont clairement affiché leur volonté de tirer la majorité de leurs revenus des pays émergents à l'avenir. Elles visent notamment le marché sud-américain où elles disposent d'une présence historique. BBVA s'est également dotée en octobre d'une tête de pont au Proche-Orient, avec le rachat d'une partie de Garanti, la troisième banque turque. Une voie qu'avait également suivie Dexia lors de l'acquisition de DenizBank. La banque franco-belge souhaite réaliser plus d'un quart de ses revenus sur le marché turc à l'horizon 2014. Outre la Turquie, la Pologne est l'autre eldorado européen pour les grands groupes bancaires. Après le rachat de Zachodni par Santander en septembre, d'autres pourraient suivre (Polbank, Millennium...).En Asie, certaines banques occidentales partent avec une longueur d'avance. Des établissements anglo-saxons sont en effet implantés dans la région depuis plus d'un siècle, comme Citigroup, HSBC et Standard Chartered. De leur côté, les françaises essaient de rattraper leur retard, en développant des activités de financement, d'investissement ou de gestion d'actifs. Mais la concurrence est rude, notamment en banque privée, où les groupes américains et suisses exercent une pression forte (lire ci-contre).Alexandre Madde

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