Le thon rouge divise les Européens

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À présent que Paris a manifesté son intention d'interdire la pêche au thon rouge ? avec un délai de mise en oeuvre de dix-huit mois ? l'Europe prépare sa position en vue de la convention sur le commerce international des espèces menacées d'extinction (Cites), qui se tiendra mi-mars à Doha. La France est, avec l'Italie et l'Espagne, le plus gros pêcheur européen de thon rouge. Rome avait annoncé la semaine dernière sa volonté d'inscrire le poisson à l'annexe 1 de la Cites, synonyme d'interdiction totale de la vente à l'étranger, et a « apporté son soutien à la position de la France ». Mais l'Espagne, qui préside actuellement l'Union européenne, préfère « attendre la position de la Commission européenne », prévue pour la mi-février. annexe 2 moins restrictiveLes socialistes espagnols du Parlement européen se sont cependant prononcés en faveur d'une inscription du thon rouge à l'annexe 2, moins restrictive. La commission Barroso I, toujours en affaires courantes, est quant à elle divisée sur le sujet. Stavros Dimas, l'actuel commissaire à l'Environnement, souhaiterait la fin de la pêche au thon rouge, tandis que l'actuel commissaire à la Pêche, Joe Borg, défend la position des pêcheurs. Mais ni l'un ni l'autre n'aura le dernier mot : il reviendra à la nouvelle commission Barroso II de statuer, avant la réunion de Doha, sur l'avenir du géant des mers. YANn-Antony Noghès, à Bruxelle

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