Vodafone fait le ménage dans ses participations minoritaires

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Vodafone continue son grand ménage. Dans un plan dévoilé à l'automne dernier, le géant britannique de la téléphonie mobile (240 millions de clients dans le monde) avait annoncé sa volonté de « monétiser » ses participations minoritaires à travers le monde, soit en les cédant, soit en recevant des dividendes. Vodafone venait alors de céder sa participation en Chine. Il a depuis vendu sa présence au Japon. La cession de SFR était l'un des plus gros morceaux. À part la Pologne (Polkomtel), « le programme de rationalisation de son portefeuille est presque terminé », estiment les analystes de Royal Bank of Scotland.Dans la même logique, Vodafone a annoncé la semaine dernière prendre le contrôle complet de sa joint-venture en Inde, Vodafone Essar, versant au passage 3,5 milliards d'euros. Ce programme de rationalisation a pour objectif principal d'améliorer son cours de bourse. Malgré un empire présent dans une trentaine de pays à travers le monde, l'action Vodafone est à la traîne (- 17 % sur dix ans), les participations minoritaires ne se retrouvant pas dans sa valorisation. Vodafone va d'ailleurs reverser à ses actionnaires la moitié de l'argent de la vente de sa participation dans SFR, via un rachat d'actions de 4,5 milliards d'euros.RecentrageLe groupe de téléphonie mobile se recentre ainsi sur l'Europe occidentale (Royaume-Uni, Allemagne, Italie et Espagne) et l'Internet mobile, et les pays émergents en Afrique et en Inde, où il veut systématiquement être le numéro un ou deux.Il reste cependant un grand point d'interrogation : que fera-t-il de sa filiale aux États-Unis, Verizon Wireless, dont il possède 45 % ? Un premier problème a été résolu avec la probable reprise du dividende, après six années de suspension. Mais ensuite ? Une vente de sa participation, un achat de l'ensemble du groupe, voire même une fusion entre Vodafone et Verizon Communications sont tous les trois évoqués par les analystes. Près de la moitié du bénéfice opérationnel de Vodafone venant de Verizon Wireless, l'avenir du groupe dépend très largement de cette décision.

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