Le FMI multiplie les lignes de crédit face à une conjoncture fragile

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Mieux vaut prévenir que guérir. Alors que la reprise mondiale montre des signes d'essoufflement et que les marchés financiers font preuve d'une grande nervosité, le Fonds monétaire international (FMI) multiplie les prêts dans le but implicite d'éviter une extension de la crise. La Pologne, l'Ukraine et la Roumanie peuvent ainsi compter sur l'appui du FMI pour traverser une période particulièrement difficile. Le FMI a annoncé vendredi que la Pologne bénéficiait à nouveau de la ligne de crédit de 20  milliards de dollars que lui avait déjà accordé le fonds, par précaution, entre mai 2009 et mai 2010. Ce type de prêt est réservé aux pays considérés comme bien gérés et « conçu à des fins de prévention des crises  ». Le Mexique et la Colombie en ont aussi bénéficié pendant la crise. La Pologne a été la seule économie de l'Union européenne à échapper à la récession. Toutefois, souligne le FMI, « des risques subsistent, provenant des perspectives toujours fragiles en zone euro et de l'éventualité de nouvelles retombées négatives des tensions financières dans d'autres parties d'Europe ». ApprobationL'Ukraine devrait également pouvoir compter dans un très proche avenir sur un nouveau prêt de 14,9 milliards de dollars du FMI. « La mission et le gouvernement ukrainien sont parvenus à un accord sur un programme économique », a déclaré le chef de la mission en Ukraine, Thanos Arvanitis. Le conseil d'administration du Fonds doit encore donner son aval dans le courant du mois. Le FMI avait accordé à l'Ukraine en novembre 2008 un prêt de 16 milliards de dollars. Kiev a touché près des deux tiers, mais le dernier versement remonte à juillet 2009.Enfin, le FMI a annoncé vendredi qu'il débloquait une nouvelle tranche de son prêt à la Roumanie, d'un montant de 913 millions d'euros, donnant ainsi son approbation à la politique de réduction du déficit budgétaire de Bucarest. Le versement de cette cinquième tranche d'un prêt de 13,6 milliards d'euros a déjà été aprouvé par le conseil d'administration. Cette cinquième tranche avait été remise en cause par un arrêt de la Cour constitutionnelle le 25 juin, qui avait invalidé une réduction de 15 % des retraites.

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