Equinox pointe les limites de la concurrence des marchés européens
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Comme beaucoup l'avaient anticipé, au vu de ce qui s'était passé aux Etats-Unis quelques années plus tôt, les marchés actions européens connaissent une première vague de concentration, deux ans et demi après l'entrée en vigueur de la directive « Marchés d'instruments financiers». Ainsi, le London Stock Exchange (LSE) a racheté la plate-forme multilatérale de négociations (MTF) Turquoise en Février, tandis que le dernier né des MTFs, Nasdaq OMX Europe dit « Neuro », s'est retiré en mai sans avoir pu atteindre la taille critique.Pour autant, selon les consultants d'Equinox consulting, les MTFs confirment la pertinence de leur modèle économique avec 24 % des volumes actions européens en mai : le leader, Chi-X (16 % de parts de marché) se stabilise depuis plusieurs mois au second rang des acteurs européens, juste derrière Nyse-Euronext. Le modèle de négociation mis en place par les MTF - qui repose sur un carnet d'ordre classique auquel est adossé un « darkpool » (bassin de liquidité opaque), le tout supporté par une technologie de pointe - est d'ailleurs répliqué par les marchés historiques qui investissent massivement pour rester dans la course. Côté compensation, l'agressivité des nouveaux entrants sur le plan tarifaire oblige là encore les acteurs historiques à adapter leur modèle. LCH Clearnet a adopté en février une tarification simplifiée, à l'image de celle pratiquée par ses concurrents EMCF et EuroCCP, avec des niveaux comparables (0,05 euro par négociation sur indice). Comme le montre le baromètre des coûts de transaction des clients institutionnels du cabinet de consultants Equinoxe pour « La Tribune », malgré les baisses tarifaires successives et autres offres promotionnelles proposées par les marchés historiques, la diminution des coûts de négociation a été très relative. Avec la chute des volumes et la diminution des tailles moyennes de transaction depuis 2007, certains intermédiaires ont même vu leur facture augmenter sensiblement. Aussi, plus de deux ans après la mise en application de la MIF, la nouvelle concurrence tarifaire n'a pas globalement encore réellement bénéficié aux intermédiaires de marché et par transitivité aux investisseurs finaux. C. T.
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