Le chantier des rythmes scolaires à l'étude dès la fin de l'été

 |   |  317  mots
En installant en juin le comité de pilotage sur les rythmes scolaires, Luc Chatel avait prévenu : ce chantier ne débouchera sur aucune réforme avant... 2013. Une prudence due à l'échéance électorale de 2012 et à une actualité éducative déjà chargée (réforme du lycée, de l'orientation, de la formation des enseignants...). Mais aussi une nécessité. D'une part, les calendriers scolaires sont fixés pour trois ans. D'autre part, si tout le monde s'accorde (chronobiologistes, enseignants...) à reconnaître que la journée de l'élève français est trop lourde, la moindre réforme du rythme hebdomadaire (et donc, par ricochet, annuel) entraînera des modifications en chaîne touchant aussi bien les activités extra-scolaires que l'organisation du temps travail des enseignants, les transports scolaires, les collectivités locales ou les professionnels du tourisme. Pour élaborer ses premières pistes au printemps 2011, le comité de pilotage doit auditionner d'ici à fin 2010 une foule d'acteurs, à commencer par les représentants des parents d'élèves et des enseignants, absents du comité de pilotage. Les réflexions de la conférence vont donc « s'accélérer » dès la fin août, a précisé le ministre de l'Éducation nationale cette semaine. De fait, Christian Forestier, co-président du comité de pilotage (et administrateur général du Cnam), rencontrera les recteurs et inspecteurs d'académie le 31 août et le comité de pilotage lancera ses travaux le 14 septembre. « Nous devons entrer dans le débat des rythmes scolaires via la question de la réussite scolaire. Mais le problème est que la corrélation entre les deux n'est pas évidente », indique Christian Forestier à « La Tribune ». Et de citer la Finlande, exemplaire et pratiquant pourtant de longs congés d'été comme la France. En attendant, c'est au Danemark que Luc Chatel ira chercher des idées fin août. Clarisse Jay

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :