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Le SPD cherche (désespérément) la faille pour déstabiliser Angela Merkel

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Publié le 04 septembre 2013 à 21:02 - Mis à jour le 04 septembre 2013 à 21:02

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Peer Steinbrück n\'y arrive décidément pas. Trois jours après le seul débat télévisé de la campagne qui a opposé le candidat social-démocrate à la chancellerie à Angela Merkel, les sondages ne lui laissent guère d\'espoir sur ses chances de s\'installer après le 22 septembre dans la « machine à laver », comme les Berlinois nomment le siège de la chancellerie.Le SPD encore très loinSelon un sondage Forsa publié ce mercredi, réalisé en partie après le duel télévisé, le SPD progresse certes, tandis que recule l\'Union CDU/CSU de la chancelière, mais les évolutions sont minimes : un point de chaque côté. L\'écart entre les deux formations reste considérable : le SPD ne pourrait compter que sur 23 % des voix, les conservateurs sur 40 %. Surtout, le retour des Verts aux alentours de leurs scores de 2009 (11 %) se confirme, comme se confirme le retour des Libéraux du FDP - les actuels partenaires de coalition d\'Angela Merkel - au-dessus des 5 % nécessaires à l\'entrée au Bundestag. En bref, la coalition de droite actuelle peut compter sur une avance de 12 points (46 % contre 34 %) que même le parti de gauche Die Linke - avec lequel le SPD refuse catégoriquement de s\'allier - ne saurait combler (il est donné à 9 %). Les « sauts de puce » des Sociaux-démocrates ne laissent donc peu d\'espoir quant aux chances de ces derniers. La stratégie d\'Angela Merkel : le calme avant toutDu coup, Peer Steinbrück entend jouer son va-tout et profiter de la moindre brèche pour enflammer une campagne qu\'Angela Merkel tente volontairement de rendre ennuyeuse afin de gérer confortablement son avance. C\'est du reste pour cette raison qu\'elle se garde bien de façon générale de répondre aux attaques de l\'opposition et même de la citer. Elle apparaît ainsi comme la chancelière calme et sereine, capable de gérer le pays. C\'est ainsi qu\'elle a gagné, sans forcer, l\'élection de 2009. Mais cette fois, elle a fait une entorse à cette stratégie sur la question européenne et le SPD veut en profiter.« Manque de crédibilit頻  du SPD sur l\'Europe ?Dans un entretien à la chaîne de télévision ARD qui n\'a pas été diffusé, la chancelière accusait en effet le SPD d\'un « complet manque de crédibilité» (totale Unzuverlässigkeit). Elle visait le programme social-démocrate qui défend le principe des Eurobonds et d\'un fonds d\'amortissement pour la dette européenne. Mais Peer Steinbrück y a vu le moyen de faire entrer Angela Merkel dans l\'arène et de lui faire perdre son statut de chancelière sereine gérant le pays pendant que l\'opposition s\'agite.« La chancelière a abandonné le terrain d\'une campagne loyale »Le candidat SPD a réclamé des excuses et a rappelé, non sans raison, que c\'est grâce aux voix du SPD et des vertes que le gouvernement fédéral d\'Angela Merkel a pu obtenir l\'adoption par le Bundestag des différents plans d\'aide à l\'Europe en crise. Car la chancelière ne dispose pas, sur ces sujets, d\'une majorité propre. Les Sociaux-démocrates ont donc renvoyé le compliment à la chancelière. Les faibles protestations de la patronne de la CDU n\'y ont rien changé, le SPD veut des « excuses » et s\'est attaché à commencer à détruire l\'image d\'Angela Merkel. « La chancelière a abandonné le terrain d\'une campagne loyale », a déclaré le chef du groupe SPD Thomas Oppermann.L\'Europe, terrain miné pour le SPDLe SPD n\'a plus qu\'un espoir : faire basculer les indécis. Or, ces derniers sont très nombreux si l\'on en croit un sondage publié le 16 août dernier et révélant que 72 % des électeurs n\'avaient pas fait un choix définitif, contre 55 % en 2009. Mais il n\'est pas sûr que la question européenne soit le bon thème pour rebondir. Une autre enquête d\'opinion réalisée pour le think tank Open Europe révèle que si une majorité d\'Allemands sont désormais favorables au maintien de l\'euro, 55 % d\'entre eux refusent une plus forte intégration et le passage à une « union des transferts » et ils ne sont que 42 % (contre 46 % d\'un avis contraire) à être prêt à défendre l\'euro « à tout prix. » Autrement dit, l\'échec du parti anti-euro Alternative für Deutschland (AfD) qui n\'a pas décollé au-dessus des 3 %, ne signifie pas que l\'Allemagne est devenue « euro-enthousiaste », bien au contraire. Les Allemands sont des « euro-réalistes » et les propositions du SPD sont en réalité peu du goût des électeurs. Si Angela Merkel a consenti à laisser la polémique glisser jusqu\'à ce point, c\'est qu\'elle sait qu\'elle est, sur ce terrain en position de force. L\'offensive du SPD pourrait donc faire chou blanc, là aussi.

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