Le FMI prévoit une reprise molle
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« L'économie mondiale semble être en train d'émerger enfin de la pire récession que nous ayons connue », s'est félicité hier à Berlin le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn. Les économistes du Fonds ont une nouvelle fois révisé à la hausse leurs prévisions de croissance. Ils estiment que l'économie mondiale devrait croître de 2,9 % en 2010 (2,5 % précédemment) après un recul de 1,3 % en 2009 (??1,4% précédemment), selon un document que s'est procuré l'agence Reuters. L'Europe demeurait toutefois à la traîne, puisque le PIB de la zone euro se contracterait encore de 0,3 % l'an prochain après un recul de 4,2 % cette année.« Le moment est venu pour les dirigeants de développer leurs stratégies de sortie, car s'ils ne parviennent pas à clarifier et à formuler leurs plans, ils risquent de saper la confiance et le processus de reprise lui-même », a-t-il dit. Néanmoins, estime le directeur général du FMI, il faut « continuer à soutenir la demande jusqu'à ce que la reprise se soit fermement installée ». « Arrêter la relance trop tôt porte en soi un risque réel de faire dérailler la reprise », a-t-il ajouté.déficits publicsUn point de vue partagé par les grands argentiers du G20. Les ministres des Finances jugent qu'il est encore trop tôt pour s'attaquer aux déficits publics alors que les banquiers centraux se sont engagés à maintenir des politiques monétaires ultra-accommodantes. Dominique Strauss-Kahn a toutefois insisté pour que les grands pays s'attaquent dès aujourd'hui à la question des dépenses de santé et de retraite. En effet, a-t-il expliqué, « dans les pays développés, les dépenses non financées liées au vieillissement de la population représentent dix fois le coût fiscal de la crise ».S'agissant de la remise à plat de la régulation financière, le patron du FMI estime cependant qu'elle n'avance « pas aussi rapidement qu'il serait nécessaire pour s'attaquer aux problèmes soulevés par la crise ». C'est une « mauvaise nouvelle » estime-t-il, alors qu'il assure percevoir « toujours des risques graves de déstabilisation financière » à l'échelle mondiale. Xavier Harel
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