Londres va couper dans les dépenses
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Avec un déficit de 12,4 % du PIB cette année, la Royaume-Uni est le grand pays européen dont les finances publiques ont le plus souffert de la crise. En cause ? La chute brutale des recettes fiscales qui provenaient en bonne partie de l'immobilier et de la finance, deux secteurs qui se sont brutalement asséchés. Dès le budget présenté en avril, Downing Street s'est engagé à corriger le tir. Les prévisions officielles tablent sur une division par deux du déficit en quatre ans, pour arriver à 5,5 % du PIB en 2013-2014. La dette atteindrait alors 79 % du PIB. Mais le gouvernement se garde bien de dire comment il y arrivera, si ce n'est grâce à un retour de la croissance et à des « économies » dont les détails restent douteux. L'affaire a aussi pris un tour politique ces derniers mois. Les conservateurs ont fait de la dérive des comptes de l'État un argument massif contre Gordon Brown, le Premier ministre, symbole de sa soi-disant mauvaise gestion. Si bien qu'ils sont actuellement favoris pour remporter les élections de ce printemps avec cet argument a priori fort peu populiste : « Nous allons couper les dépenses de l'État. » Gordon Brown a été forcé de suivre, promettant lui aussi des coupes budgétaires. Éric Albert, à Londres
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