Être proactif dans ses processus
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Pourquoi avoir choisi un outil de suivi EEM (Extended Enterprise Management) ?À l'origine, nous avions besoin d'avoir des colis étiquetés et numérotés pour accélérer nos flux d'entrée, qui croissent d'année en année. Cet étiquetage permettait d'augmenter la productivité, mais aussi de tracer la marchandise. Désormais, quand un fournisseur prend une commande, on sait qu'elle est en cours de traitement et nous pouvons échanger les dates estimées de départ avec les transitaires. Soit directement dans EEM, soit par le biais d'une interface. Nous pouvons maintenant suivre la marchandise autour du monde, ce qui nous permet de réguler les flux au mieux et de nous préparer aux périodes de forte activité que sont les mois de juillet et août, où nous rentrons toutes les collections de vêtement d'hiver.Ce système vous donne une visibilité sur quelle période ?Trois semaines. Quand un bateau part de Shanghai on sait combien de colis sont pour nous, avec quels produits et en quelles quantités. De plus, on connaît les dates estimées d'arrivée, et le transitaire peut les actualiser en temps réel. Par ailleurs, ce système nous permet d'avoir des documents uniformisés et personnalisés, ce qui représente un gain de temps considérable pour notre service import.Allez-vous adopter l'outil de cartographie de la Supply Chain ?Oui, nous allons l'utiliser. Nous avons maintenant trois entrepôts en Europe : en Allemagne, en Suisse, pour le marché intérieur helvétique, et en Italie. Celui-ci dessert tous les magasins du sud de l'Europe. Pour pouvoir gérer notre transport grand import, suivre la marchandise et gérer les entrées en entrepôts, je pense que l'outil FieldVision va nous aider, notamment en nous donnant une meilleure visibilité sur les encours sous douane. Nous voulons être proactifs dans nos processus et ne pas subir les démarches plus ou moins tatillonnes des autorités. De plus, à partir de l'année prochaine, nous n'accepterons plus de fournisseur qui ne travaille pas avec EEM.Le retour sur investissement est-il rapide ?Oui, car l'outil EEM permet d'avoir moins de personnel pour le contrôle des colis. On peut aussi faire ce qu'on appelle des entrées par exception, c'est-à-dire que lorsqu'un colis arrive, les produits qu'il contient sont immédiatement mis à disposition du picking [opération qui consiste à prélever les quantités par référence pour une commande donnée]. Et ce n'est qu'en cas de problème, par exemple la non-conformité du nombre d'articles, qu'on effectue un contrôle a posteriori des quantités. Le gain est considérable. Propos recueillis par B. D.Alexis Bischoff, directeur logistique et informatique de Tally Weij, et Alexandra Horter, responsable du projet EEM
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