Nicolas Sarkozy se pose en défenseur des PME

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Depuis « son » sauvetage d'Alstom, en 2004, alors qu'il était ministre de l'Économie et des Finances, Nicolas Sarkozy ne cesse d'exalter le volontarisme industriel. C'est à ce titre qu'il a décidé de supprimer sans délai toute taxe professionnelle sur les investissements, évoquant très concrètement le surcoût de production pour l'industrie automobile. Un discours tourné surtout vers les grandes entreprises. Afin de montrer qu'il n'oublie pas les PME, le chef de l'État sort le grand jeu ce matin. Devant 2.000 « petits » patrons réunis par la CGPME, il interviendra longuement sur le thème de l'avenir des petites et moyennes entreprises. Mieux : il a demandé à deux ministres, Éric Woerth et Laurent Wauquiez, de venir plancher sur les questions fiscales et celles concernant l'emploi. Et à Hervé Novelli de détailler ses propositions en matière de financement. Car Nicolas Sarkozy annoncera aux patrons une série de mesures destinées à assurer leur financement. Un « plan » de près de 2 milliards d'euros pour conforter les PME en sortie de crise.Il ne s'agit pas, en effet, d'aider celles qui doivent faire face à des problèmes immédiats de trésorerie. Dans ce cas, elles doivent se tourner vers le médiateur du crédit. L'objectif est d'accompagner, à moyen terme, via des financements adaptés, les PME jugées viables. Celles qui se trouvent « fragilisées », selon l'expression d'un expert gouvernemental, pourront se tourner vers le « fonds de consolidation », dont la création a été officialisée le 1er octobre par François Fillon. Ce nouveau fonds, rattaché au Fonds stratégique d'investissement (FSI), créé à l'automne dernier, aidera notamment des entreprises signalées par le médiateur du crédit, et dont le dossier n'a pas toujours pu aboutir auprès des banques.prêts participatifsSi le FSI intervient surtout par des prises de participation, le fonds de consolidation pourra souscrire à des obligations convertibles en actions émises par les entreprises. Des instruments évidemment peu adaptés aux PME de petite taille. Pour celles-ci, il est prévu qu'Oséo, la banque des PME, intervienne, via l'octroi, notamment, de prêts participatifs et de prêts subordonnés, assimilés à des fonds propres. Dans ce cas, il s'agit bien de prêts ayant vocation à être remboursés, mais après un différé d'amortissement plus important que la normale (un an). « Dès lors qu'il faut valoriser le capital de la PME en mal de capitaux, c'est le FSI et le fonds de consolidation qui interviendront, Oséo n'intervient que via des prêts ne nécessitant pas une telle estimation », souligne un expert. Oséo voudrait pouvoir accorder des prêts jusqu'à 3 millions d'euros.

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