Londres va remanier son système de prestations sociales

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Cherchant à la fois à réaliser d'importantes coupes budgétaires et à se présenter comme équitable, le chancelier de l'Echiquier, George Osborne, a annoncé lundi un plan ambitieux visant à mettre en place un système social « dur mais juste ». La mesure la plus spectaculaire est la suppression des allocations familiales pour les ménages payant l'une des deux tranches fiscales supérieures (40 % ou 50 %, à partir de 50.000 euros de revenus pour une personne). Cela concerne 1,2 million de ménages. Effective à partir de 2013, elle permettra d'économiser 1 milliard de livres (1,2 milliard d'euros).Deuxième grande mesure : la mise en place d'un plafond maximum d'allocations sociales par ménage. Désormais, aucune famille ne pourra toucher plus que « ce que les familles moyennes qui travaillent gagnent ». La somme devrait s'élever à environ à 26.000 livres (30.000 euros) par an en 2013. Cela concerne 50.000 personnes. « Il n'y aura plus de chèque en blanc », avertit George Osborne, qui s'exprimait à la conférence annuelle du Parti conservateur à Birmingham.économiser 125 milliards d'euros Troisième grande mesure : permettre aux chômeurs qui retrouvent un emploi de conserver une part de leurs allocations familiales, afin d'être sûrs qu'ils gagnent plus. Cette annonce est applaudie par les associations caritatives, qui dénoncent depuis longtemps la « trappe à pauvreté » que constituent les allocations sociales. Néanmoins, ce nouveau système sera mis en place... sur dix ans.Pour le gouvernement, l'urgence est de réaliser des économies : 109 milliards de livres (125 milliards d'euros) par an d'ici cinq ans. Les grandes orientations budgétaires doivent être présentées le 20 octobre. Or, les allocations sociales sont le premier poste budgétaire britannique, avec 27 % des dépenses totales.Des mesures d'économies avaient été annoncées dès juin, notamment un gel des allocations familiales sur trois ans et une suppression d'autres aides aux familles. Mais cela reste insuffisant. Voulant éviter de passer pour trop « thatchérienne », l'administration en place mêle réforme des allocations et réductions budgétaires.

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