Les banques pour une centralisation a minima
La Tribune
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L'accélération du calendrier voulue par Bercy y est sans doute pour quelque chose. Les positions se durcissent sur la fixation du niveau de centralisation des encours du livret A à la CDC. Cette semaine, le dirigeant de la Société Généralecute; Générale, puis celui de BNP Paribas ont clairement pris position. Frédéric Oudéa a qualifié de « contre-productif », le fait d' « immobiliser plus de liquidités qui ne financent pas l'économie et de les enlever aux banques qui en ont besoin ». Pour Baudouin Prot, « il est absolument indispensable que l'on demeure à un taux de centralisation bas et pour longtemps ». Un taux « autour de 50 % » serait souhaitable pour le directeur général de BNP Paribas. Il y a deux semaines, Augustin de Romanet, le directeur général de la Caisse des dépôts avait estimé dans « La Tribune » que « compte tenu de la croissance des prêts [au logement social, Ndlr], le taux de centralisation devrait atteindre environ 74 % à l'horizon 2020 », mais « qu'il était néanmoins possible d'en rester au chiffre donné par Christine Lagarde en 2008, qui était de 70 % ».
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