L'archipel abrite quelques-uns des bars les plus fous du ...

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Dès la sortie de l'île-capitale de Nassau, on plonge dans le grand bleu nature, 1.200 kilomètres d'Atlantique où s'éparpillent sept cents bancs de sable en forme de c?ur, de lentille, d'aile de poisson wahoo. Au centre du chapelet des Exuma Cays, rassemblant la moitié de ces îles (365), se trouve la petite Staniel Cay. Et son havre : le Yacht Club, tapissé de pavillons du monde entier et de photos de tournage de « Thunderball », un James Bond filmé dans la grotte en face de la marina? Au comptoir, quelques couples attendent le passage d'un skipper compatissant ou d'un mail-boat, bateau qui transporte le courrier et les marchandises d'île en île et jusqu'à Great Exuma.Au centre de cette grande île, la baie d'Elizabeth Harbour préserve son charme désuet et? le Club Peace and Plenty, bâti sur l'emplacement d'une ancienne cave d'esclaves. Dans sa taverne de pirates tapissée de billets de 1 dollar, Lermon Rolle a servi des bahama mama (rhum, punch coco, liqueur de Nassau, jus d'ananas et sirop de grenadine) à Gene Hackman, Robert Mitchum, Sigourney Weaver? et même au prince Philip lorsque l'archipel était en possession anglaise. C'est Christophe Colomb qui découvrit, le 12 octobre 1492, les Bahamas en accostant à San Salvador. Alternative « roots » au multicolore Bar du Club Med Columbus Isle, le Juice Bar ouvre deux fois par semaine. Dans la fumée des braseros, des dames colossales moulées dans des jeans serrés se déhanchent.Autre île, autre atmosphère, autre « rade » où finir sa nuit au paradis : le Vic Hum à Harbour Island, célèbre pour sa plage de sable rose longue de 5 km. La nuit, les « people » se déchaînent dans une salle de billard couverte de graffiti accolée à un stade de basket à l'échelle réduite. Vic Hum, le plus vieux night-club des Bahamas, doit aussi sa célébrité au maître des lieux, Hitler. Personne ne sait qui a eu le mauvais goût de surnommer ainsi l'adorable Humphrey Percentie Jr, qui veille aux coupes, aux folies, et aux petits matins des grands de ce monde?Pêche au yachtAmbiance moins pécheresse, et plus « pêcheuse » sur Grand Bahama. Couverte de pins, la deuxième île de l'archipel, dont le nom signifie « grande mer peu profonde », ressemble à un morceau de landes de 120 km de long sur 28 km de large, quadrillé par les canaux. Avant la fondation de Freeport en 1955 par un homme d'affaires américain, West End était la capitale de l'île. De superbes yachts immatriculés en Floride mouillent dans sa marina. On croise, au comptoir du bar Bonefish Folley, les fils et les émules de ce guide de pêche « catch and release » réputé dans toute la Caraïbe. Sa proie, le long poisson argenté Albula vulpes ou « bonefish », fait preuve d'une méfiance proverbiale. « On l'approche en avançant prudemment, comme un héron. » Comme on approche, en somme, le yellow bird, l'autre boisson nationale, dans ces lieux d'aimable perdition que sont les yachting-bars des Bahamas. À consommer, bien sûr, avec modération, après un grand bain de houle.Aliette de Crozet Les Bahamas, repaire pour navigateu

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