Quand HSBC multiplie les provisions, les profits en pâtissent

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Les bénéfices de HSBC avaient déjà chuté fin juin, et plongent de nouveau fin septembre. Les provisions réalisées par la banque y sont pour beaucoup. En effet, au premier semestre, HSBC a effectué deux milliards de dollars de provisions, dont 700 millions de dollars dans le cadre des enquêtes menées aux Etats-Unis sur des affaires de blanchiment d’argent, et 1.3 milliard de dollars pour de possibles demandes de compensations de la part de clients britanniques suite à des litiges liés à des ventes forcées d’assurance emprunteur.Au final, à fin juin, la banque a affiché un bénéfice net en baisse de 8%, à 8.44 milliards de dollars.Incertitude sur le coût final de l’amendeAu troisième trimestre, la banque a de nouveau passé une provision pour couvrir une éventuelle amende des autorité américaines sur les affaires de blanchiment d’argent, à hauteur de 800 millions de dollars. Dans un communiqué, la banque indique qu’il existe un degré d’incertitude quant au coût final et qu’il est possible que le montant soit plus élevé qu’attendu.Les analystes estiment quant à eux que l’amende des autorités américaines dans le cadre du blanchiment d’argent pourrait atteindre un milliard de dollars.Une nouvelle charge de 353 millions de dollars a par ailleurs été comptabilisée dans les résultats arrêtés à fin septembre concernant les ventes forcées d’assurance emprunteur.Avant et après impôtsSans compter sur une dépréciation de la valorisation de sa dette. Au troisième trimestre, le bénéfice net a été divisé par plus de deux, à 2.5 milliards de dollars contre 5.2 milliards il y a un an.Si l’on occulte la fluctuation de la dette et les impôts, la banque limite les dégâts, grâce notamment à une baisse significative de ses créances douteuses et à une bonne activité commerciale. Vu sous cet angle, le bénéfice avant impôts a quasiment doublé, passant de 2.2 milliards de dollars à 5 milliards.Dans le même temps, la banque avait fait état des premières retombées de son plan d’économies drastique. Mi-mai, HSBC annonçait avoir réalisé 2 milliards de dollars d’économies, suite à la cession d’une trentaine d’activités et à la suppression d’environ 15 000 postes. Son programme de redressement prévoit de réaliser 2.5 à 3.5 milliards de dollars de chasse aux coûts à partir de 2013. Et au global, la banque prévoit de supprimer 30 000 emplois dans le monde, dont 672 en France. Le coefficient d\'exploitation est ressorti à 63,7 au troisième trimestre, alors que Stuart Gulliver s\'était engagé à le ramener en dessous de 52. Lors de la conférence téléphonique, il a admis que cet objectif se révélait \"difficile à atteindre\", tout en assurant qu\'il entendait y parvenir d\'ici fin 2013.A 12h30, le titre HSBC chutait de 1.45% à la bourse de Londres. 

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