La presse française en crise cherche des alliances

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Presse française en crise cherche alliance, et plus si affinité. Premiers à ouvrir le bal, « Libération » et « Le Nouvel Observateur » étudient sérieusement la faisabilité d'un mariage. Le vice-président de « Libération » Laurent Joffrin que l'on donnait partant pour « Le Nouvel Observateur » en remplacement de Denis Olivennes parti, lui, diriger les médias d'information de Lagardèrerave;re (Europe 1, « Paris Match »...) va finalement rester à « Libé ». Du moins pour au moins trois mois.C'est en effet la durée de la mission de réflexion sur l'éventualité d'un avenir commun entre « Libé » et « L'Obs » que viennent de lui confier Édouard de Rothschild et Claude Perdriel, tous deux actionnaires majoritaires du quotidien et de l'hebdomadaire. Officiellement, il a été chargé d'étudier « toutes les coopérations possibles entre les deux titres », selon un message de Claude Perdriel à ses collaborateurs. « Il ne faut rien précipiter car pour l'heure, tout reste ouvert, les discussions aboutiront peut être un mariage entre les deux titres ou peut être à un simple partenariat éditorial », tempère un observateur du monde de la presse. De sources concordantesCandidat malheureux au rachat du « Monde », Claude Perdriel avait indiqué qu'il pourrait regarder le dossier « Libération » mais aurait échoué à prendre le contrôle du quotidien. Le départ la semaine dernière de son dauphin Denis Olivennes a donc relancé le dossier... De sources concordantes, Claude Perdriel serait prêt à injecter 3 millions d'euros, 10 millions d'euros avancent même certains, dans « Libération » dont le processus de recapitalisation n'est absolument pas remis en cause. Le groupe immobilier Colbert, propriétaire du siège du journal, doit apporter quelque 12 millions d'euros (voir « La Tribune » du 1er décembre).Autre rapprochement en vue mais nettement moins réjouissant pour ses salariés cette fois, celui du « Journal des finances », propriété de Serge Dassault, via le groupe Le Figaro, avec « Investir » (groupe Les Échos), l'hebdomadaire financier de Bernard Arnault. Un comité d'entreprise extraordinaire du JDF est convoqué ce mardi 7 décembre (plus d'informations sur Latribune.fr). Autre sujet de discussion entre les deux groupes mais cette fois ci industrielle, l'arrivée des « Échos » sur l'imprimerie du « Figaro » à Tremblay-en-France ... De quoi relancer les rumeurs selon lesquelles Serge Dassault et Bernard Arnault envisageraient un rapprochement « Le Figaro » et « Les Échos », qui pourrait passer par des échanges capitalistiques. Des rumeurs catégoriquement démenties dimanche tant chez LVMH qu'au Figaro. Sandrine Bajo

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