Fortis et la baisse du coût du risque dopent les résultats de BNP Paribas
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Les analystes financiers intégreront peut-être une prime de « bonne surprise » la prochaine fois qu'ils feront des prévisions de résultats pour BNP Paribas ! La banque a encore une fois publié des résultats largement supérieurs aux attentes ce jeudi, et confirmé le dynamisme de toutes ses activités. Le bénéfice net de 2,283 milliards engrangé au premier trimestre (en hausse de 46,5 % par rapport à la même période de l'année dernière) classe le groupe au cinquième rang mondial des banques ayant publié leurs résultats trimestriels à ce jour, juste derrière Bank of America et légèrement devant Santander. Ces bons résultats lui ont permis de renforcer ses fonds propres. Le ratio « equity Tier 1 » du groupe est passé de 8 à 8,3% au premier trimestre.BNP Paribas a profité de l'occasion pour montrer son nouveau visage. Présentation des résultats du groupe à Bruxelles et introduction de la conférence de presse par Antoine Sire, le directeur de la communication, en flamand : la volonté de témoigner de l'engagement du groupe en Belgique est claire. Il est vrai qu'avec l'intégration de Fortis, BNP Paribas a acquis une nouvelle dimension. La France ne représente plus qu'un tiers de ses revenus, et ses trois autres « marchés domestiques », à savoir l'Italie, la Belgique et le Luxembourg, en génèrent désormais le quart. Au premier trimestre, Fortis permet notamment de faire progresser le produit net bancaire du groupe de 22 %. A périmètre constant, il aurait stagné et les revenus de la division CIB (corporate and investment banking), en hausse très limitée de 0,6%, auraient baissé de 12%. Baudouin Prot, le directeur général du groupe a rappelé le caractère exceptionnel des conditions de marché au premier trimestre 2009. L'absence de concurrence et l'élargissement des marges d'intermédiation (bid-offer spreads) avaient alors permis aux activités de marché d'afficher des résultats records. L'intégration de Fortis (le rapprochement a été signé le 12 mai 2009) ne sera achevée qu'en décembre 2011, mais elle est déjà bien avancée. Depuis le début de la phase dite de « déploiement », (octobre), plus de 85 % des projets de rapprochement ont été lancés, soit très exactement 1.005 projets sur 1.161. La majorité d'entre eux concernent la division CIB (373 projets) et l'informatique (287 projets). « Les synergies sont en ligne avec le plan annoncé », autrement dit avec l'objectif de 900 millions d'euros d'ici à fin 2012, a par ailleurs expliqué Baudouin Prot. Au 31 mars, 254 millions d'euros de synergies avaient déjà été libérées dont 42 millions d'euros pour le premier trimestre. En 2011, elles devraient atteindre 364 millions d'euros, puis 327 millions en 2012. restructurations en ukraineEn février dernier, à l'occasion de la présentation de ses résultats annuels, BNP Paribas avait dit s'attendre à une décrue de ses provisions pour risques. De ce côté-là aussi, la banque a fait mieux que prévu. Le coût du risque a baissé de 27 %, c'est-à-dire de 489 millions d'euros dont 150 millions sur les seules activités de marché. « J'espère que la baisse du coût du risque se poursuivra », a déclaré Baudouin Prot, en précisant toutefois qu'il ne s'attendait pas à revenir aux niveaux d'avant la crise dès cette année. La baisse des provisions pour risque est particulièrement marquée chez BancWest, ce qui lui permet de redevenir profitable, et en Ukraine, grâce à d'importantes restructurations et à une certaine amélioration de l'environnement. n
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