Les places américaines saisies de panique jeudi

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Les marchés américains ont connu ce jour une séance comme ils n'en avaient plus vue depuis bien longtemps. Un vent de panique a brusquement soufflé sur Wall Street en millieu de séance. Après avoir ouvert en légère baisse dans le sillage des places européennes, les indices américains ont rapidement creusé leur pertes. Le S&P 500 a perdu jusqu'à 8,59 % en séance (sa plus forte baisse depuis décembre 2008) tandis que le Nasdaq, s'est effondré de 9,01 %. La palme revenant au Dow Jones qui a perdu jusqu'à 9,19 % (sa plus forte baisse depuis le krach de 1987). Un accès de fièvre, difficile à expliquer, qui s'est rapidement calmé, les indices ayant par la suite réduit leurs pertes. Restées jusqu'ici à l'écart des turbulences boursières qui agitent les places européennes, les indices américains s'étaient inscrits en recul ces derniers jours mais sans forcément céder à la panique. La rumeur touche l'ItalieMais les inquiétudes entourant la santé financière des États de la zone euro ne semblent pas se calmer. Après l'Espagne et le Portugal, la rumeur a, cette fois, touché l'Italie. Les spéculations entourant un éventuel abaissement de la note souveraine de la péninsule transalpine par Standard and Poor's ont fait plier les places européennes. Malgré la confirmation des agences de notation d'un maintien de leur note sur la dette italienne, l'indice FTSE MIB a une nouvelle fois plongé jeudi concluant sur un recul de 4,27 %. Le vent de panique qui s'est emparé de Wall Street ce jour n'est pas de bon augure. L'inquiétude entourant le risque de contagion de la crise grecque aux autres pays de la zone euro semble désormais ne plus être contenu seulement à l'Europe. Depuis quelque temps déjà, le risque souverain menaçait aussi les États-Unis dont le déficit public atteint les 12 % du PIB. G. V.

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