Urbania repris par la société d'investissement IPE

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Avec cette acquisition, IPE récupère 105 cabinets d'administration de biens.Le risque semble désormais écarté : les 400.000 copropriétaires, dont les biens immobiliers sont gérés par le réseau de syndic Urbania, ne feront pas les frais de ses difficultés financières. IPE, une société d'investissements présidée par un ancien de la Caisse des dépôts, Philippe Nguyen, a signé un accord de conciliation avec les banques créancières pour reprendre les 105 cabinets d'administration de biens d'Urbania et avec eux la gestion de 400.000 lots de copropriété, 80.000 lots en location ainsi que 17 millions de mètres carrés de bureaux gérés par Adyal. Cet accord doit encore recevoir l'aval du tribunal de commerce de Nanterre. Les banques, dont l'ardoise cumulée se monte à 430 millions d'euros (à raison notamment de 240 millions pour la Société Généralecute; Générale, 78 millions pour Monte dei Paschi, 65 millions pour la Banque française et 25 millions pour Fortis) acceptent de renoncer à prélever sur les comptes des copropriétaires les sommes qu'Urbania aurait captées pour acquérir des fonds de commerce ou racheter des intérêts détenus par des minoritaires. En contrepartie, elles ont obtenu 209 millions d'euros d'obligations convertibles. Dans la pratique, elles devront provisionner selon nos informations, 80 % à 100 % de leurs encours, Fortis ayant pour sa part abandonné sa créance.ErrementsS'abritant derrière des clauses de confidentialité, Philippe Nguyen est resté évasif lundi, refusant de dévoiler quels montants IPE engage dans cette opération, si ce n'est qu'il investit « exclusivement en fonds propres », ni le nom des investisseurs qui l'accompagnent, se bornant à évoquer des « family offices ». En revanche, Philippe Nguyen a assuré qu'il allait accélérer l'adoption par Urbania de comptes de copropriété distincts de ceux du syndic de façon à éviter que de tels errements se reproduisent. De son côté, l'homme d'affaires Bernard Tapie a décidé de ne pas participer au tour de table, dans la mesure où il n'a pas pu, d'après nos informations, avoir l'assurance de pouvoir reprendre le réseau d'agences Laforêt immobilier et la SCPI Uffi en contrepartie de la mise de fonds qu'il aurait éventuellement investie. La procédure judiciaire, ouverte à l'issue du dépôt d'une plainte au pénal par la Société générale fin 2009, est, de source proche du dossier, toujours en cours. Michel Moubayed, l'ex-patron d'Urbania, aurait été entendu comme témoin par la brigade financière. Sophie Sanchez

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