La Halde va changer de tête à quelques semaines de sa probable dissolution

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La Halde (Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité) devrait bientôt accueillir son nouveau président, Éric Molinié. Sa candidature a été officiellement proposée par l'Elysée, en remplacement de Jeannette Bougrab, devenue secrétaire d'État à la Jeunesse et la vie associative lors du remaniement ministériel de novembre. Il doit être auditionné ce mardi et ce mercredi par le Sénat et l'Assemblée. Jeannette Bougrab présidait la Halde depuis avril, époque à laquelle la présidence de la République avait également choisi Éric Molinié pour siéger au collège de l'institution, dont il est devenu le vice-président en septembre. Mais quels seront les objectifs et les calendriers du nouveau président - également à la tête de l'APF, l'Association des paralysés de France, et directeur délégué au développement durable d'EDF - alors que l'on parle de la dissolution de la Halde au sein d'un nouvel organisme, le Défenseur des droits, qui sera créé au printemps ?Contacté par « La Tribune », Éric Molinié n'a pas souhaité s'exprimer sur ce sujet sensible avant son audition par les commissions des lois du Sénat, ce mardi, et de l'Assemblée, mercredi, deux préalables nécessaire à sa nomination définitive.Nouveau président ou pas, la Halde est menacée de disparition. Le projet de loi créant le Défenseur des droits a été adopté par le Sénat en juin. Il sera probablement modifié par les députés, qui l'examinent le 20 décembre, mais l'Autorité compte de féroces détracteurs à l'Assemblée. Gel du budgetLe 18 novembre, les députés ont par exemple adopté à lors de l'examen du projet de loi de finances 2011, le gel de son budget, en l'amputant des 3 % de hausse prévue, soit de 345.000 euros. Mais le Sénat, jeudi dernier, a rétabli les crédits supprimés, en soulignant la hausse du nombre de ses dossiers en 2010.Le rattachement de la Halde au Défenseur des droits « aura pour conséquence de retirer une visibilité déjà bien chancelante à la lutte contre la discrimination » en France, a souligné pour sa part l'association SOS racisme, qui a rappelé les positions « audacieuses » de l'Autorité « à l'encontre des statistiques ethniques, des tests ADN et des emplois ??fermés'', réservés aux nationaux ».D'autant que le futur Défenseur des droits n'a cessé d'intégrer de nouvelles missions au fil de la navette parlementaire. Jeudi, la commission des lois de l'Assemblée a ainsi adopté une nouvelle version du texte impliquant l'intégration, à partir de 2014, des missions du Contrôleur des prisons. Sara Sampaio

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