Copenhague s'ouvre sur une lueur d'espoir

 |   |  340  mots
Jusqu'à la veille de l'ouverture de la conférence sur le climat de Copenhague, qui s'ouvre ce lundi pour onze jours, les coups de théâtre se sont succédé. Samedi, le président Barack Obama a annoncé que sa venue, initialement fixée au 9 décembre, aurait lieu le 18. Il retrouvera donc la centaine de chefs d'État et de gouvernement présents à la fin de la conférence. Ce changement de calendrier est de bon augure pour cette rencontre qui doit définir le nouveau dispositif international contre les dérèglements climatiques après 2013.Ces derniers jours, les bonnes surprises sont venues de grands pays (Brésil, États-Unis, Chine?) qui ont fini par chiffrer leurs objectifs de réduction des émissions de CO2. Mais leurs gestes sont insuffisants. Sans objectifs plus ambitieux, la planète aura du mal à limiter la hausse de la température moyenne à 2 °C d'ici 2100, seuil jugé déjà critique.Parmi les rares chapitres susceptibles d'aboutir figure l'aide financière à court terme que le Nord a promise au Sud pour faire face au réchauffement. L'ONU milite pour que soient mobilisés 10 milliards de dollars par an d'ici à 2012, faute de quoi un accord final, même réduit à une décision politique et non pas un traité juridique contraignant, sera difficile à Copenhague.sécurité énergétiqueExceptionnel par sa dimension politique, le rendez-vous de la capitale danoise dépasse la simple conférence environnementale. Au travers de l'aide à l'adaptation du Sud au réchauffement se pose en réalité la question des nouvelles formes de l'aide au développement. Avec l'essor des énergies renouvelables et des technologies propres resurgissent les questions de sécurité énergétique et de compétitivité. La volonté de rationaliser les transports « ouvre le débat de la relocalisation de certaines productions », estime Jean-Louis Borloo, ministre du Développement durable. Enfin, en proposant une Organisation mondiale de l'environnement, Paris lance la réflexion sur une nouvelle gouvernance internationale. « Mais, ironise Jean-Louis Borloo, comment réorganiser le monde en quelques jours ? » n

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :