Intesa : la clôture de l'enquête de l'antitrust italien repoussée
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Alors que l'on attendait pour le 14 janvier la décision de l'antitrust italien concernant Intesa, sur les éventuelles sanctions prises contre l'établissement de la péninsule, l'autorité de la concurrence a indiqué hier qu'elle se donnait un temps supplémentaire de réflexion, jusqu'au 22 février. En pratique, l'antitrust a décidé d'élargir la procédure d'enquête qu'elle avait engagée en mai dernier contre Intesa, quelques semaines après la constitution, entre deux actionnaires, Crédit Agricolegricole et Generali, d'un pacte. Jeudi soir, l'autorité de la concurrence a inclu dans son enquête le non respect par le Crédit Agricolegricole de l'engagement à descendre sous les 5% du capital de la banque italienne. Or dans cette affaire, la banque verte a toujours affirmé que l'engagement ne la liait pas, car il avait été pris par la seule Intesa, condition nécessaire à ce que la banque italienne puisque se marier avec sa concurrente Sanpaolo. L'antitrust considère donc qu'Intesa est dans une position de «non obéissance». L'enjeu est d'importance pour cette dernière qui risque une amende de 500 millions à 5 milliards d'euros. De son côté, l'intérêt pour Crédit Agricolegricole d'être part à un pacte d'actionnaire est d'éviter de massives dépréciations dans ses comptes.
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