Le syndrome BNP Paribas

chronique Les banques ont remboursé les aides publiques mais n'ont pas complètement retrouvé leur liberté. Durcissement des réglementations et de la fiscalité, convocations des gouvernements ou de la Banque des règlements internationaux : elles font l'objet d'une vigilance renforcée. Quant à l'opinion publique, elle s'indigne plus que jamais des rémunérations exubérantes du secteur. Du coup, certaines font feu de tout bois pour restaurer leur image. Au risque d'agacer. C'est le syndrome BNP Paribas. La banque de la rue d'Antin a résisté à la tourmente financière grâce à un «?business model?» équilibré et prudent ; elle annonce la première le remboursement des aides de l'État?; s'engage à fermer des succursales dans les paradis fiscaux ; met 5 milliards d'euros à disposition pour soutenir le crédit, embauche ; finance des voyages scolaires pour les jeunes de Seine-Saint-Denis? Modeste, elle se défend même de vouloir se poser en modèle ! «?Le temps n'est pas à une communication exubérante et arrogante?», reconnaît un porte-parole de BNP Paribas, tout en signalant opportunément ? on ne se refait pas ? que, en février, la banque annoncera des mesures destinées à accompagner les commerçants et les artisans. Alors, qui peut dire que BNP Paribas n'est pas exemplaire ? Pourtant une chose est sûre : le retour en grâce des banques prendra quand même du temps. Sophie Rolland

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