Philippe Brassac veut un Crédit Agricole

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Sans beaucoup de suspense sur le résultat, les membres du bureau de la Fédération nationale du Crédit Agricolegricole (FNCA) ont élu jeudi Philippe Brassac au poste de secrétaire général (nos éditions du 28 décembre). Entré à la banque verte il y a vingt-sept ans, le directeur général de la caisse Provence-Côte d'Azur, âgé de 50 ans, déjà vice-président de la FNCA, succède à Jean-Paul Chifflet qui prendra ses fonctions de directeur général de Crédit Agricolegricole SA (Casa) le 1er mars.Le nouvel homme fort de la Fédération, qui travaillera en tandem avec le président Jean-Marie Sander jusqu'à ce que celui-ci prenne la présidence de Casa en mai prochain, décrit ainsi sa mission : « défendre notre recette ? décentralisation et autonomie, et fédérer, sur des idées fortes et des ambitions collectives pour le groupe ». Et de poursuivre, « le secrétaire général est le catalyseur d'une impulsion au service du collectif ». Philippe Brassac a, d'une certaine manière, balisé le terrain, puisqu'il fut coresponsable de la préparation du dernier congrès de l'organe politique de la banque verte en octobre 2008 à Nice. Lors de ce congrès, la volonté des caisses régionales de reprendre la main sur le groupe avait été manifeste. À cette occasion, il avait d'ailleurs ?uvré en binôme avec Dominique Lefebvre, président de la caisse Val de France, qui devrait prendre la présidence de la FNCA en mai.Alors que le groupe s'apprête à lancer sa réflexion sur son plan stratégique à dix ans, la vision de Philippe Brassac sur le sujet est très claire. « Le projet de groupe doit remettre la prééminence du client au centre de la stratégie : il doit exprimer des engagements, des valeurs et des ambitions qui sont universelles. Nous devons être les premiers à réexprimer une stratégie bancaire qui soit au service des clients ». « multientreprise » Car selon lui, le monde des banquiers dans son ensemble pêche par son incapacité à exprimer son rôle et donc son utilité : « Il est frappant de voir que les financiers, à la différence des industriels ou des entreprises de service, ne savent parler que de leurs résultats financiers. Le grand public ne comprend pas le métier des banques. Le mal est assez profond. Pour le Crédit Agricolegricole, l'occasion de se différencier est énorme. Je pense que nous pouvons en tirer une extraordinaire capacité de rebond de notre stratégie commerciale. » Mais, c'est moins aux caisses régionales qu'il pense, (dont il estime qu'elles ont déjà la fibre client), qu'au groupe où cette notion « n'apparaît pas ». Selon lui, « nous avons besoin d'une expression au niveau du groupe. Il est multientreprise : il faut consolider son unité, lui donner plus de cohésion ». C'est d'ailleurs sur ce slogan, « un groupe réuni et mobilis頻, qu'il a fait campagne pour le secrétariat général, depuis l'été dernier. Et après une période de tensions entre Casa et la Fédé, l'heure est clairement à l'apaisement. Philippe Brassac pense que « la relation entre la Fédération et la SAS La Boétie d'une part, et Casa d'autre part, est beaucoup plus riche et complexe qu'une simple relation actionnariale et c'est heureux ! »

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