Gordon Brown à la tête d'un parti qui se déchire

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Gordon Brown a sauvé sa peau, une fois de plus. La tentative de rébellion de deux ex-ministres de Tony Blair mercredi a tourné court, aucun poids lourds du gouvernement n'ayant accepté de les suivre.Il n'en reste pas moins que le Parti travailliste fait preuve d'une tendance suicidaire. À quatre mois des élections, il expose au grand jour ses dissensions. Ce n'est pas la première fois. Complots et rumeurs contre Gordon Brown n'ont guère cessé depuis le printemps 2008. La tentative la plus sérieuse s'est déroulée en juin dernier, quand huit ministres ont démissionné juste avant les élections européennes, causant d'importants dégâts.douze ans de pouvoirPour les travaillistes, le problème est simple : après douze ans de pouvoir, ils risquent de subir une sévère défaite, accusant une dizaine de points de retard dans les sondages. Beaucoup désignent Gordon Brown comme responsable : ce fils de pasteur presbytérien n'a jamais été un bon communicant, se montrant particulièrement maladroit à Downing Street. En fait, il pâtit toujours de sa décision de dernière minute de ne pas organiser des élections anticipées fin 2007. En outre, Brown paie le prix de la guerre interne menée contre Tony Blair, ne s'étant jamais remis d'avoir été coiffé au poteau en 1994 pour prendre la direction du parti. Enfin, une génération de « quadras » prêts à assurer la relève piaffe en coulisses.Pendant ce temps, les conservateurs, dont la domination reculait légèrement en ce début d'année, n'ont qu'à se baisser pour ramasser les bénéfices. « C'est incroyablement déprimant pour le pays, au moment où nous avons besoin d'une direction forte et d'un gouvernement uni », tançait ce jeudi David Cameron, leader des conservateurs.Éric Albert, à Londre

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