Les islandais ne veulent pas payer l'addition

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Les Islandais, pas plus que les Grecs, ne veulent payer l'addition d'une crise dont ils ne se sentent pas responsables. Le 6 mars, la population islandaise est appelée à se prononcer par référendum sur la « loi Icesave », qui prévoit le remboursement d'ici 2024 de 3,8 milliards d'euros avancés par le Royaume-Uni et les Pays-Bas pour indemniser plus de 320.000 de leurs citoyens lésés par la faillite de la banque. La loi avait été adoptée par le Parlement islandais à une courte majorité. Mais le président y a mis son veto, face à la grogne populaire. Une situation particulièrement inconfortable. Alors que les sondages accordent au « non » une large avance, le Premier ministre Johanna Sigurdardottir a demandé jeudi dernier aux pays membres de l'Union européenne de distinguer le dossier Icesave de l'aide économique promise à l'île. Le FMI a également accordé fin 2008 un prêt de 2,1 milliards de dollars à l'Islande, mais n'en a débloqué que 1,1 milliard. Le patron du FMI Dominique Strauss-Kahn a toutefois assuré que la résolution du problème Icesave n'était pas une condition pour que le FMI aide l'Islande. Xavier Harel

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