L'Immobilier neuf est « Scellier dépendant »
La Tribune
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Les promoteurs peuvent remercier la loi de défiscalisation Scellier ! En 2010, les investisseurs locatifs ont représenté 66 % des acheteurs des ventes dans le neuf, contre 44 % deux ans auparavant, selon la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI). Après des années 2008 et 2009 difficiles, les prix dans le neuf ont donc augmenté de 6,5 % en 2010. Mais l'embellie devrait être de courte durée, ne serait-ce que parce que le Scellier est moins avantageux depuis le 1er janvier. « Les ventes devraient diminuer en 2011, autour de 110.000 contre 117.000 en 2010 », pronostique la FPI. Les prix devraient suivre. En 2010, certains types de logement ont d'ailleurs déjà enregistré un recul. En rapportant le prix de vente moyen aux surfaces moyennes, on constate que les prix en France évoluent entre ? 4 % et + 2 % selon les surfaces. Et même ? 6 % pour les deux-pièces en province et ? 10 % pour les cinq-pièces en Île-de-France. Cette « Scellier dépendance » inquiète Immo-Consulting, qui dénonce depuis un an les dérives de ce dispositif : « Les plafonds de loyers du Scellier peuvent être supérieurs de 5 % à plus de 50 % aux loyers de marché. » Une décorrélation à l'origine des scandales du Robien. Mais surtout, que se passera-t-il lorsque le Scellier cessera fin 2012 ? Pour Jean-Michel Ciuch, directeur d'Immo-Consulting, « le gouvernement pourrait créer un nouveau dispositif, surtout en période électorale. Sinon, soit les prix s'adapteront, soit les ventes risquent de chuter de moitié ! » D. L.
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