Offensive de charme de la Turquie auprès des patrons français

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à l'issue de sa prestation au Medef où il était l'invité de Laurence Parisot mercredi après midi, le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a fait mouche à en juger par les réactions des patrons français présents. « Par rapport aux autres pays émergents qui font rêver parce qu'ils sont loin, la Turquie offre des conditions d'affaires plus faciles car la réglementation est claire, les relations plus simples avec les partenaires et les marges plus satisfaisantes », a commenté Henri de Castries, président du directoire d' Axa.Il est vrai que le premier ministre a dressé de son pays un tableau particulièrement flatteur. La croissance turque est sur une tendance évaluée à au moins 4 % par les institutions internationales. Deux tiers des Turcs (72 millions) ont moins de 34 ans, et le pouvoir d'achat de la population a triplé en sept ans. Le secteur financier et bancaire est solide, la Turquie ayant été « le seul pays de l'OCDE qui n'a pas eu à intervenir pour ses banques », s'est enorgueillit Recep Tayyip Erdogan. La distribution d'électricité est en voie de privatisation et GDF a déjà obtenu un appel d'offre pour celle du gaz, a rappelé le premier ministre, qui appelle de ses voeux des coopérations dans l'énergie verte et le nucléaire. france bien placéeEntre 2001 et 2008, la Turquie est passée de la soixantième place à la quinzième par l'importance des investissements directs étrangers qu'elle attire, dont 70 % proviennent d'Europe. Face à l'afflux d'intérêt, la France, actuellement deuxième investisseur, va devoir défendre son rang. Le premier ministre a invité Nicolas Sarkozy à effectuer une visite en ce sens. De 10 milliards d'euros actuellement, la Turquie et la France veulent porter leurs échanges commerciaux à 15 milliards d'ici à 2012. Un objectif qui n'est pas hors de portée. « La France contrôle déjà 5 % de part du marché turc, plus que sa moyenne mondiale », rappelle Axel Baroux, chez Ubifrance en Turquie. Et Ankara a signé avec Bruxelles un accord d'union douanière en 1995 qui libéralise les échanges, « à l'exception de l'agroalimentaire », précise Axel Baroux. Laurent Chemineau

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