Le Brésil prêt à s'offrir le Rafale
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défenseInvité d'honneur hier aux cérémonies de la fête nationale brésilienne, une première pour un dirigeant occidental, Nicolas Sarkozy avait plaidé, dès son arrivée dimanche soir à Brasilia, la cause de l'avion de combat Rafale fabriqué par Dassault Aviation auprès de son homologue brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva. Avec succès puisqu'il a réussi à arracher une promesse de vente à Lula. Ainsi, le Brésil va commencer les négociations pour l'acquisition de trente-six appareils. En contrepartie, la France s'est engagée à acheter une dizaine d'exemplaires du futur avion de transport militaire brésilien KC-390, pour 500 millions d'euros environ, selon l'Elysée.Lula a expliqué son intention d'engager des négociations avec le GIE Rafale (groupement d'intérêt économique qui réunit Dassault Aviation, Thales et Safran) sur l'avion français « compte tenu des transferts de technologie et des garanties apportées » par la France. Il s'agira de la première vente à l'exportation de cet appareil après une série de revers à l'étranger, dont le plus marquant au Maroc. Le contrat est estimé par l'Élysée « entre 4,5 et 5 milliards d'euros ».coopération nucléaireÀ ce jour pourtant, l'armée de l'air brésilienne, la FAB, n'a pas terminé son processus de sélection pour l'achat de trente-six bâtiments de combat d'un montant estimé entre 3 et 4 milliards d'euros hors armement. Face au Rafale, deux autres appareils étaient en lice, le Gripen (Saab), qui avait la préférence de la FAB, et le F18 de Boeing. Selon des rumeurs non confirmées, le contrat pourrait être formellement annoncé le 23 octobre, lors du 103e anniversaire du premier vol de Santos-Dumont à Bagatelle. Ce qui aurait valeur de symbole et laisserait le temps à la FAB de terminer son rapport d'évaluation des avions en lice.Par ailleurs, le PDG de GDF Suez, Gérard Mestrallet, a signé un accord de coopération dans le nucléaire avec Eletrobras et Eletronuclear. Il « portera principalement sur le partage d'informations et d'expériences en vue de la poursuite du programme nucléaire dans le pays », précise le communiqué du groupe. Michel CabirolEn contrepartie, la France s'est engagée à acheter une dizaine d'exemplaires du futur avion brésilien, le KC-390.
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