Mécénat : « la France a le meilleur arsenal juridique européen »

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La loi française encourage-t-elle les particuliers à devenir mécènes ?Avec les lois Aillagon et surtout Tepa, la France dispose du meilleur arsenal juridique et fiscal européen en faveur du mécénat. Selon nous, il n'y a pas vraiment lieu de l'améliorer.La crise actuelle influe-t-elle sur leur générosité ?Pas vraiment : nous observons une demande croissante de mécènes de plus en plus jeunes, très désireux de s'impliquer dans la vie de leur fondation, pour des actions de terrain précises, visibles et mesurables. Il s'agit souvent de salariés ou d'entrepreneurs souhaitant faire avancer une cause qui leur tient à c?ur. Voire de préparer leurs enfants au métier de mécène.Quelles sont les grandes tendances ?On constate un engouement pour les projets de proximité. L'Institut de France abrite ainsi une fondation finançant une association d'aide aux SDF parisiens, en leur permettant de se reconstruire à bord d'une péniche. Nous aidons aussi des fondations d'entreprises soucieuses de préserver l'environnement ou d'initier des actions de développement durable dans les pays émergents. Sans oublier de nombreux projets d'entreprises destinés à combler les lacunes de notre système social.Quelle est la somme minimale qu'un particulier doit consacrer pour devenir mécène ?Il n'y en a pas. Tout dépend du projet. Nous recevons beaucoup de demandes de donations, d'un montant moyen de 5.000 euros. Cette somme peut-être affectée à une bourse ou à un prix. Un particulier plus ambitieux peut monter une fondation, abritée par l'une des fondations abritantes de l'Institut de France, s'il est prêt à donner plus de 50.000 euros par an. Mais nous en abritons aussi d'autres, individuelles, aux budgets plus modestes.Pour lancer sa fondation, quels écueils doit-il éviter ?Il faut d'abord bien identifier son projet afin de déterminer s'il justifie sa création. Le futur mécène doit ensuite vérifier qu'elle ne viendra pas à se noyer parmi d'autres fondations, spécialisées ou généralistes. Il peut se repérer via le site de la Fondation de France qui en recensait 1.571 l'an dernier. Notre site répertorie toutes celles que nous abritons.Concrètement, si un particulier frappe à votre porte, comment allez-vous l'aider ?Nous n'avons pas vocation à démarcher les particuliers ou les entreprises. Peut-être devrions-nous plus mettre en avant le sérieux du label Institut de France pour les fondations abritées. Ne vous y trompez pas : nous rejetons les dossiers au budget de fonctionnement trop important. Le service des fondations étudie d'abord la faisabilité du projet avant de fournir à son créateur toute une palette de soutiens, et ce sans lui faire perdre son autonomie de gestion. Sans oublier des compétences uniques pour le conseil d'administration : celles des membres des cinq académies dans la culture, la recherche scientifique ou l'économie. nGabriel de Broglie / institut de France

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