Un président plein d'énergie pour Vattenfall France

« Il y a tout à construire. Il faut convaincre que Vattenfall a un rôle à jouer en France et que la France a intérêt à avoir plusieurs opérateurs de production d'électricité », déclare Frédéric de Maneville. Ancien d'Areva T&D et plus récemment de Poweo, il vient de rejoindre le fournisseur suédois d'électricité Vattenfall pour prendre les rênes de sa filiale française. Cinquième électricien d'Europe, premier fournisseur étranger d'électricité à s'être installé en France lors de la libéralisation du marché en 2000, à travers sa filiale Hew Energies, Vattenfall entend participer au renouvellement des concessions hydroélectriques, qui devrait démarrer officiellement début 2011. L'opération porte sur plus de 20 % du parc des quelque 400 barrages en France. Actuellement, Vattenfall est le troisième fournisseur d'électricité du marché des entreprises françaises, avec des clients industriels, publics et parapublics.les trois-huit à Renault FlinsConstruire, Frédéric de Maneville aime ça. N'a-t-il pas commencé sa carrière sur la chaîne de production de Renault à Flins, comme ouvrier, à faire les trois-huit ? « Je voulais toucher la matière et voir la réalité de la vie industrielle » confie ce polytechnicien, ingénieur civil des mines (son grand-père l'était déjà) de 41 ans, et père de quatre enfants. Au bout de trois ans, direction le Brésil pour l'usine en construction de Renault à Curitiba, dans le Paraná. Chef du département montage, il recrute 300 personnes. « La première voiture Scenic est sortie le jour de la naissance de ma fille » s'amuse-t-il. À la fin 1999, il rentre en France pour intégrer la direction des achats. Très vite, il rejoint Valeo comme directeur industriel de la branche thermique moteur. Il gère une dizaine d'usines dans le monde, aux États-Unis, au Mexique, en Pologne, en Espagne... « Mais je voulais retourner aux opérations », explique-t-il. Ce sera donc l'Espagne, à Barcelone, comme directeur général de Valeo Climatisation. « Il fallait redresser la société qui perdait de l'argent. Les coûts salariaux étaient trop élevés, les syndicats très puissants. Il y a eu des conflits sociaux. La bataille a été assez rude. Ça a été pour moi une école de la négociation. »En 2005, il entre chez Areva T&D, peu de temps après le rachat par Areva d'Alstom T&D, et prend la direction générale de la division transformateurs de puissance utilisés pour les réseaux à haute tension. Les dix usines sont réparties à travers le monde, du Brésil à l'Australie, en passant par l'Inde, la Chine, la Turquie, l'Allemagne, l'Angleterre... L'activité enregistre alors une perte (Ebit) de 13 millions d'euros. Trois ans plus tard, son résultat sera positif de 60 millions d'euros. Frédéric de Maneville décide de rejoindre Charles Beigbeder chez Poweo comme directeur général délégué, membre du comité exécutif, en charge de la division production et négoce.Très engagé sur les enjeux climatiques, Vattenfall vise le zéro CO2 à l'horizon 2050. Leader mondial des technologies de captage et de stockage du CO2, également engagé dans l'éolien et les fermes marines offshore, la société envisage des coopérations dans le nucléaire, notamment avec EDF.

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