Areva se lance dans le solaire thermique

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Après l'éolien et la biomasse, Areva accroche une nouvelle corde à son arc de « fournisseur de solutions pour produire de l'énergie sans CO2 ». Le groupe nucléaire, qui s'intéresse aux énergies renouvelables depuis 2003-2004 quand le redémarrage du nucléaire se faisait attendre, a annoncé lundi l'acquisition de la jeune société américaine Ausra, active dans le solaire thermique. Selon nos informations, cette opération, dont le montant n'a pas été dévoilé, pourrait s'élever à plus de 200 millions de dollars. Née en 2006, Ausra possède une technologie émergente dans la famille des centrales thermiques solaires « à concentration ». Le marché est aujourd'hui dominé par les centrales à « cylindre parabolique » où des miroirs renvoient la chaleur solaire vers des tubes remplis de liquide. En chauffant, ces derniers produisent de la vapeur et font tourner une turbine génératrice d'électricité. Devenir numéro unLa technologie d'Ausra, mise au point par des chercheurs australiens, repose sur des miroirs Fresnel et permet de produire directement la vapeur. « L'électricité en ressort 10 à 15% moins cher », affirme Anil Srivastava, directeur des énergies renouvelables chez Areva. « Notre technologie exige 33 % de surface et 90 % d'eau en moins », ajoute Robert Fishman, PDG d'Ausra. Forte de deux références seulement (l'une en Californie, l'autre en Australie), Ausra (70 personnes) a déjà changé de modèle économique en renonçant il y a un an à vendre elle-même l'électricité. « Outre des capacités de financement, Areva nous apporte une présence commerciale mondiale et une capacité d'exécution des projets », affirme Robert Fishman. « Nous voulons devenir numéro un mondial du solaire thermique d'ici 2012 », déclare, enthousiaste, Anil Srivastava. « Les projets abondent, ce qui manque c'est une offre performante. » Selon UBS, ce marché, développé aujourd'hui surtout aux Etats-Unis et en Espagne, passerait de 0,5 à 20 gigawatts (GW) d'ici 2020. « Outre les Etats-Unis, nous visons le pourtour méditerranéen, la Jordanie, le Moyen-Orient, l'Inde, l'Afrique du Sud et l'Australie », déclare Anil Srivastava. Plusieurs grands constructeurs de centrales se positionnent sur ce marché. A l'automne dernier, Siemens a ainsi mis la main sur l'israëlien Solel Solar (500 personnes, 90 millions de dollars de chiffres d'affaires sur le premier semestre 2009) pour 418 millions de dollars.

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