Un embargo qui ne profite pas à tout le monde
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La déclaration d'embargo prononcée par la Russie représente juridiquement un cas de force majeure. L'embargo surprise décidé par la Russie mercredi va permettre aux négociants en céréales de ne pas honorer des contrats pour des tonnes de blé vendues à 130 euros, qu'ils auraient dû acheter à 230 euros ou plus. Une situation qui profite aux principaux négociants, comme Valras ou Glencore. Le principal syndicat de producteurs de grains a donc demandé au gouvernement de reporter l'embargo au mois de septembre. Pour les paysans russes, ainsi que pour les petits exportateurs qui ne vendent pas le grain à l'avance, la situation est en effet pénalisante. Une forte baisse des cours du blé est attendue en Russie.
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