La Grèce table sur un retour de la croissance fin 2014

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\"L\'année 2014 sera l\'année de la relance de l\'économie grecque\". Le Premier ministre hellénique, Antonis Samaras, a partagé son optimisme, ce samedi 7 septembre, lors d\'un discours à la 78ème Foire internatinoale de Salonique, qui marque traditionnellement la rentrée politique et économique du pays.\"La Grèce tourne la page après six ans de récession et l\'économie devient compétitive (...). L\'année dernière la presse internationale évoquait le \"Grexit\", mais maintenant cela est remplacé par \"Grecovery\", c\'est à dire la relance\", s\'est félicité le conservateur, qui dirige un gouvernement de coalition avec les socialistes depuis juin 2012.0,2% de croissance fin 2014Après une contraction du PIB de 6,4% en 2012, le gouvernement table sur un recul moindre de 4,3% en 2013 et prévoit même une légère reprise de la croissance, fin 2014, à 0,2%. \"Au cours de sept premiers mois de 2013, l\'excédent primaire a atteint 1,1 milliard d\'euros\", a rapporté Antonis Samaras. Une première depuis des années. C\'est la preuve que \"le pays s\'en sort\" et qu\'\"il peut négocier après la fin de cette année avec nos créanciers (UE et FMI) des mesures pour l\'allègement de la dette publique (...) qui atteint actuellement 321 milliards d\'euros\", a ajouté le chef du gouvernement .Le Premier ministre a également affirmé qu\'il n\'y aurait pas \"de nouvelles mesures de rigueur car l\'économie ne les tolère plus\". \"La dette sera viable (...), la Grèce a respecté ses engagements (...) Il faut maintenant que les créanciers respectent également ce qu\'il a été convenu\", a-t-il demandé.Les syndicats mécontentsLa zone euro et le FMI ont récemment salué la politique mené par le gouvernement grec en faveur de l\'assainissement de l\'économie, tout en regrettant les retards pris dans les plans de privatisations et dans la réforme de l\'administration. Elles ont également annoncé que le pays disposerait sans doute d\'une nouvelle aide financière en 2014 et 2015, évaluée à quelques 10 milliards d\'euros. >> Lire aussi : Grèce : la BCE soutient l\'idée d\'une nouvelle aide... sous conditions.De leur côté, les syndicats du privé (GSEE) et du public (Adedy) grecs ont appelé à manifester, ce samedi soir à Salonique - deuxième ville du pays - pour dénoncer \"la poursuite de l\'austérité\" et \"la vague des mutations et des licenciements\" qui touchent actuellement la fonction publique en pleine restructuration. 

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