Belgrade promet l'enfer aux Bleus

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Une douce chaleur enveloppait hier les rues de Belgrade. Entre décolletés, lunettes de soleil et pantacourts, la capitale serbe goûtait paisiblement aux derniers rayons estivaux. Un air de vacances doublé d'une parfaite quiétude. Enfin, en apparence. Car, depuis quelques jours, les habitants ne parlent que d'une chose : le match face à la France.L'enjeu est immense pour ce pays passionné de ballon rond et profondément nationaliste. En cas de victoire ce soir, la Serbie ? qui s'est séparée du Monténégro en 2006 ? se qualifierait en Coupe du monde pour la première fois de façon totalement indépendante. Un événement qui transcende la population locale. « C'est le match du siècle, lance Nenad Bjekovic, ancien joueur et entraîneur de l'OGC Nice. Après le match nul de l'équipe de France contre la Roumanie, on a une chance extraordinaire de se qualifier. On sait tous qu'en cas de victoire, les portes du Mondial s'ouvriront. »union sacréeDepuis quelques jours, les Serbes des pays limitrophes affluent en grand nombre. Venus de Roumanie, de Bulgarie, de Slovénie ou encore de Bosnie, ils veulent tous assister au triomphe de leur nation. Vendredi dernier, les files d'attente s'étiraient sur plusieurs centaines de mètres devant la billetterie du stade Marakana. Au marché noir, les tickets se vendent vingt fois plus cher que leur prix initial. Dans ce contexte, l'antre de l'Étoile rouge de Belgrade ? 52.000 places ? aura des allures de volcan à l'heure d'accueillir les vice-champions du monde. « Ce sera une ambiance extraordinaire avec des supporters vraiment passionnés. Même si les joueurs français évoluent dans les plus grands clubs européens, l'atmosphère du Marakana sera quelque chose de nouveau pour eux », assure Dusan Savic, ancien joueur de l'Étoile rouge. Depuis l'arrivée de l'entraîneur Radomir Antic, le public s'est repris de passion pour son équipe nationale. Sur les forums Internet, les différents groupes de supporters, habituellement hostiles les uns envers les autres, se sont d'ailleurs engagés à soutenir les « Aigles » (surnom de la sélection serbe) dans leur quête d'Afrique du Sud. Pour contrecarrer cette union sacrée, les Bleus vont devoir se montrer solides et soudés. Sans quoi leur soirée pourrait rapidement virer au cauchemar.A. J. avec Fabien Lefort, à Belgrade

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