Les Bleus disputent ce soir en Serbie un match capital en...

 |   |  549  mots
Cette rencontre devait être une finale. Pour les Serbes, elle l'est toujours. Pour les Français un peu moins. Depuis leur faux pas face à la Roumanie (1-1) ce week-end, les hommes de Raymond Domenech n'ont plus leur destin en main dans la course à la qualification pour la Coupe du monde 2010. Même s'ils l'emportent ce soir, ils resteront tributaires des performances serbes lors des deux dernières journées. Autant dire que la première place du groupe, directement qualificative, paraît compromise. À défaut, les coéquipiers de Thierry Henry devront passer par un match de barrage à l'issue toujours incertaine. Une perspective qu'ils refusent d'envisager pour le moment.« On vient en Serbie pour s'imposer. Après, tout sera possible. De toute façon, on va jouer tous les matchs qu'il nous reste à fond [contre les îles Féroé et l'Autriche les 10 et 14 octobre, Ndlr] », argue Bakary Sagna. Pour dompter un adversaire parfaitement organisé, les Bleus tenteront de s'appuyer sur leur bonne entame de match face à la Roumanie. « On a vu à ce moment-là une belle équipe de France, conquérante, qui s'est créé des occasions », souligne Sagna. Une volonté que Raymond Domenech espère retrouver chez ses joueurs ce soir. « On doit continuer à construire, à aller de l'avant. À un moment ou un autre ça va payer », clame-t-il. Après les turbulences qui ont émaillé le début de semaine tricolore, le sélectionneur tente de minimiser l'importance du déplacement à Belgrade. « Ce match n'est pas décisif, ose-t-il. Qu'on gagne, qu'on fasse match nul ou qu'on perde, ça ne modifie pas radicalement la suite de la compétition. » Il n'empêche, à l'heure où le public français semble enclin à se réconcilier avec son équipe nationale, une nouvelle contre-performance ferait désordre. Et fragiliserait encore un peu plus la position de Domenech. L'explication de texte que ce dernier a eu vendredi avec ses cadres n'a pas échappé à Radomir Antic, l'entraîneur de la Serbie : « Ce qui arrive à la France me renforce dans ma philosophie. Pour moi, il était primordial de créer un véritable esprit d'équipe au sein de mon groupe. C'est grâce à cela que nous sommes ici aujourd'hui », tacle-t-il. Une façon de lancer les hostilités à quelques heures d'une rencontre qui s'annonce tendue dans le bouillonnant stade Marakana (voir ci-dessous). « collectif redoutable »« Apparemment, ça va être chaud mais, justement, c'est excitant. C'est pour jouer dans de telles ambiances qu'on fait du football », assure André-Pierre Gignac. L'attaquant toulousain devrait à nouveau être aligné sur la pelouse de L'Étoile Rouge, au même titre que les titulaires de samedi. À l'exception de Julien Escudé, blessé et décevant face aux Roumains, qui devrait être remplacé par Éric Abidal. En face, les Serbes sont motivés comme jamais. « Je pense que nos adversaires n'auront pas beaucoup d'occasions », affirme Nemanja Vidic. à l'image du défenseur de Manchester United, les « Aigles » (surnom de la sélection serbe) évoluent dans les plus grands clubs européens. Plus qu'un amoncellement de stars, ils forment un collectif redoutable. « Ils sont notamment très forts de la tête, précise Yoann Gourcuff. Il faudra qu'on soit particulièrement vigilants sur les coups de pied arrêtés. » Un domaine qui a souvent fait défaut aux Français par le passé. n msandre

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :